Mini société au sein de laquelle tout ce qui se trouve dans le monde est présent.
Le féminin,
le masculin,
la hiérarchie,
l’autorité,
les lois et règlements,
les us et coutumes,
le tout, indépendamment où cette famille fût déposée sur cette terre immense.
Là où les opposés se rencontrent, là où la dualité commence,
là où le conditionnement est appris
Tant et aussi longtemps que je ne mets pas en doute tous les acquis, tous les apprentissages, toutes les hypothèses à mon sujet je percevrai et croirai pour vrai tout ce qui semble me définir.
Maintenant que cela est vu tel que c’est :
une façon de voir,
de percevoir,
une façon, unique à chacun, découlant du fait que nous nous croyons séparé l’un de l’autre, physiquement, émotionnellement et mentalement…cela est un fait.
L’Ashtavakra Gita est un Écrit très ancien de l’Advaita Vedanta qui relate le dialogue sur la nature du Soi, la Réalité et l’asservissement entre le sage Ashtavakra et le roi Janaka. Le texte insiste sur l’entière irréalité du monde extérieur et sur l’Absolue Unité de l’existence et ne prescrit aucune moralité ni devoirs.
LE CONNAISSANT
Dialogue 4 de 20
ASHTAVAKRA dit :
1.
Le sage qui a la connaissance de soi, jouant le jeu des réjouissances du monde,
ne ressemble en rien à ces bêtes de somme égarées dans le monde du samsara.
2.
Vraiment, le yogi ne ressent aucune émotion, même à l’idée d’être établi dans cet état auquel les Devas à partir d’Indra aspirent tous de façon inconsolable.
3.
Celui qui a connu Cela est intérieurement
indifférent aux actes bons ou mauvais,
tout comme le ciel n’est pas touché par la fumée quand bien même il peut sembler l’être.
4.
Qui peut empêcher la personne de grande âme qui a connu ce monde entier comme elle-même de vivre comme bon lui semble ?
5.
Parmi les quatre catégories d’êtres vivants, de Brahma jusqu’au dernier brin d’herbe, seul l’homme de connaissance est capable d’éliminer le désir et l’aversion.
6.
Rare est l’homme qui se sait lui-même comme Seigneur non-duel du monde, et celui qui sait cela n’a peur de rien.
À quoi une personne pure comme toi devrait-elle renoncer ?
Mettant au repos l’organisme complexe, tu peux trouver ton repos.
2.
Tout cela émerge de toi comme une bulle de la mer.
Te connaissant ainsi toi-même n’étant qu’Un, tu peux trouver le repos.
3.
Bien que tout cela soit juste devant tes yeux, comme c’est sans substance, ça n’existe pas en toi qui est immaculé.
C’est une apparence comme celle du serpent dans la corde,
tu peux donc trouver le repos.
4.
Égal dans la douleur et dans le plaisir,
égal dans l’espérance et dans la déception,
égal dans la vie et dans la mort,
et complet que tu es,
tu peux trouver le repos.
CONNAISSANCE
Dialogue 6 de 20
ASHTAVAKRA dit :
1.
Je suis aussi infini que l’espace,
et le monde naturel est comme une jarre. Savoir cela est connaissance, il n’y a alors ni renoncement, ni acceptation ni dissolution.
2.
Je suis tel l’océan
et la multiplicité des objets est comparable à une vague. Savoir cela est connaissance, il n’y a alors ni renoncement, ni acceptation ni dissolution.
3.
Je suis telle la nacre
et le monde imaginaire est comme l’argent. Savoir cela est connaissance, il n’y a alors ni renoncement, ni acceptation ni dissolution.
4.
Autrement dit, je suis dans tous les êtres et tous les êtres sont en moi. Savoir cela est connaissance, il n’y a alors ni renoncement, ni acceptation ni dissolution.
L’Ashtavakra Gita est un Écrit très ancien de l’Advaita Vedanta qui relate le dialogue sur la nature du Soi, la Réalité et l’asservissement entre le sage Ashtavakra et le roi Janaka. Le texte insiste sur l’entière irréalité du monde extérieur et sur l’Absolue Unité de l’existence et ne prescrit aucune moralité ni devoirs.
SAGESSE
Dialogue 3 de 20
ASHTAVAKRA dit :
1.
Se connaissant lui-même comme véritablement un et indestructible, comment un homme sage qui possède la connaissance de soi prendrait-il plaisir à acquérir des richesses ?
2.
En vérité, lorsqu’on ne se connaît pas soi-même, on prend plaisir dans les objets de la perception erronée de la même façon que l’avidité pour l’argent factice de la nacre prend naissance en celui qui la prend pour ce qu’elle n’est pas.
3.
Tout cela jaillit comme des vagues à la surface de l’océan.
En reconnaissant « je suis Cela » pourquoi courir partout comme quelqu’un dans le besoin ?
4.
Après s’être entendu dire que l’on est la conscience pure et le suprêmement beau, ira-t-on convoiter les objets sexuels méprisables ?
5.
Quand le sage a compris qu’il est lui-même dans tous les êtres et que tous les êtres sont en lui, il serait étonnant que son sens de l’individualité soit en mesure de continuer.
6.
Il serait étonnant qu’un homme qui a atteint l’état suprême de non-dualité et qui est déterminé à recevoir les bienfaits de la libération soit toujours sujet à la convoitise et attaché à l’activité sexuelle.
7.
Il serait étonnant que déjà très affaibli et sachant très bien que son excitation est l’ennemie de la connaissance, il soit encore nostalgique de la sensualité, même à l’approche de ses derniers jours.
8.
Il serait étonnant que celui qui est détaché des choses de ce monde ou du suivant, qui différencie le permanent de l’éphémère et qui souhaite ardemment la libération, ait toujours peur de la libération.
9.
Qu’il soit enchaîné ou tourmenté, le sage est toujours conscient de sa propre nature suprême et n’est ni satisfait ni déçu.
10.
La personne dont l’âme est grande voit même son propre corps dans l’action comme s’il s’agissait de celui d’un autre, alors comment pourrait-il être perturbé par la louange ou le blâme ?
11.
Comment l’âme forte qui, en voyant ce monde comme une pure illusion et en étant dépourvue de tout intérêt pour lui, pourrait-elle ressentir de la peur même à l’approche de la mort ?
12.
Qui est comparable à cette personne dont l’âme est grande, dont l’esprit est libre du désir même dans la déception, et qui a trouvé satisfaction dans la connaissance de Soi ?
13.
Comment celui dont l’esprit est fort, qui sait que ce qu’il voit n’est rien par nature, peut-il jamais penser devoir se saisir d’une chose ou devoir en rejeter une autre ?
14.
Pour qui a éliminé l’attachement et est exempt du dualisme et du désir, un objet de jouissance qui vient de lui-même n’est ni douloureux ni agréable.
En ce qui concerne les rêves, on a toujours admis qu’il faut en avoir, c’est une habitude de penser qu’il faut rêver, que c’est inévitable ; certains psychologues ont été jusqu’à dire que si l’on ne rêve pas on tombe dans la folie, autrement dit ils prétendent qu’il est impossible de ne pas rêver du tout.
Et personne ne demande jamais :
« Mais pourquoi rêver ? »,
« À quoi cela sert-il ? ».
Il ne s’agit pas de savoir ce que sont les rêves et comment les interpréter ; tout cela est compliqué et n’a vraiment pas beaucoup de signification.
Mais ne peut-on pas découvrir s’il est possible de ne pas rêver du tout, de sorte que quand on dort, on dort dans une plénitude totale, un repos complet permettant à l’esprit de s’éveiller le lendemain plein de fraîcheur et sans passer par toute cette lutte ?
Je dis que c’est possible.
Comme nous l’avons affirmé, nous ne découvrons ce qui est possible que quand nous allons au-delà de l’« impossible ».
Pourquoi rêvons-nous ?
Nous rêvons parce que, au courant de la journée l’esprit conscient, l’esprit superficiel est occupé
— nous ne nous servons ici d’aucun terme technique, s’il vous plaît, seulement des mots ordinaires, nous n’adoptons aucun jargon particulier —,
au courant de la journée l’esprit conscient est occupé
de son travail,
du bureau,
de l’usine,
de la cuisine,
de laver la vaisselle
— vous savez, il est occupé superficiellement et la conscience plus profonde, elle, veille, mais elle n’est pas capable de communiquer avec l’esprit « conscient » parce que celui-ci est superficiellement occupé.
Quand vous vous endormez, l’esprit superficiel est plus ou moins tranquille,
mais pas complètement,
il est préoccupé du bureau,
de ce que vous avez dit à votre femme,
des querelles de votre femme,
(etc…)
vous connaissez toutes ces craintes —
mais enfin il est assez calme.
Dans cette nappe de calme relatif l’inconscient projette, insinue ses propres exigences, ses propres aspirations, ses propres peurs que l’esprit superficiel traduit par des rêves.
Avez-vous quelque expérience en tout ceci ?
C’est assez simple. Interpréter des rêves, dire qu’ils sont inévitables, n’est pas important, mais si vous le pouvez, cherchez à découvrir s’il y a moyen de ne pas rêver du tout ;
ce n’est possible que quand vous avez conscience dans le courant de la journée
de chaque mouvement de la pensée,
de vos mobiles,
si vous êtes conscients de comment vous marchez,
comment vous parlez,
ce que vous dites,
pourquoi vous fumez,
ce qu’implique votre travail,
si vous êtes conscients de la beauté des collines, des nuages, des arbres,
et de la boue sur la route,
et de vos paroles échangées avec votre prochain.
Qu’il n’y ait aucun choix dans votre lucidité, et qu’ainsi vous soyez toujours à
prenez conscience aussi qu’en tout cela existe également l’inattention.
Si vous faites cela dans le courant de la journée votre esprit devient extraordinairement éveillé, alerte, non seulement votre esprit superficiel, mais votre conscience tout entière, tout entière, parce qu’elle ne permet à aucune pensée secrète de s’échapper, il n’y a pas un recoin qui n’est pas exposé, révélé.
Et alors quand vous vous endormez votre esprit devient extraordinairement calme, il n’y a pas de rêve, et une activité tout à fait différente se poursuit.
L’esprit qui a vécu avec la plus complète intensité au courant de la journée, prenant conscience de ses paroles et si par chance il se trompe, prend conscience de son erreur,
sans dire :
« Je ne dois pas »
ni
« Il faut que je lutte contre cela »,
l’esprit est avec toutes ces choses, les regardant, complètement lucide à l’égard des erreurs qu’il peut commettre
— il a éveillé la qualité complète de la conscience; et quand il s’endort, il a déjà rejeté toutes les vieilleries qui appartiennent au passé. —
La peur (est-ce que mes paroles vous plongent dans le sommeil ?), la peur n’est pas un problème insoluble. Quand elle est comprise, cela entraîne la solution de tous les problèmes qui sont reliés à cette peur.
Là où il n’y a pas de peur, il y a liberté.
Et quand existe cette liberté et cette non-dépendance psychologique complète, l’esprit est alors pur de toute habitude.
Voyez-vous,
l’amour n’est pas habitude,
l’amour ne peut pas être cultivé
— les habitudes, elles, peuvent être cultivées —
et pour la plupart d’entre nous l’amour est quelque chose de si lointain que nous n’en avons jamais connu la qualité, nous n’en connaissons même pas la nature.
Pour déboucher sur l’amour il faut qu’il y ait liberté;
quand l’esprit est complètement immobile, vivant dans sa propre liberté,
alors règne l’« impossible », qui est l’amour.
Extrait du septième entretien – 21 juillet 1968.
Krishnamurti, Jiddu. Au seuil du silence (French Edition) . Le Courrier du Livre. Édition du Kindle.
L’Ashtavakra Gita est un Écrit très ancien de l’Advaita Vedanta qui relate le dialogue sur la nature du Soi, la Réalité et l’asservissement entre le sage Ashtavakra et le roi Janaka. Le texte insiste sur l’entière irréalité du monde extérieur et sur l’Absolue Unité de l’existence et ne prescrit aucune moralité ni devoirs.
CONSCIENCE
Dialogue 2 de 20
JANAKA dit :
1.
En vérité, je suis immaculé et en paix, la conscience au-delà de la causalité naturelle. Tout ce temps mon affliction a été une chimère.
2.
De même que moi seul donne lumière à ce corps, j’éclaire le monde. Par conséquent, le monde entier est mien ou, autrement dit : rien n’est.
3.
Alors maintenant que j’ai abandonné le corps et tout le reste, par chance mon vrai moi devient apparent.
4.
Les vagues, la mousse et les bulles ne sont pas différentes de l’eau. De même tout ce qui a émané de soi-même, n’est autre que Soi-même.
5.
Quand on l’analyse, le tissu s’avère n’être que du fil. De même lorsqu’on analyse tout ceci on découvre que ce n’est autre que Soi-même.
6.
Tout comme le sucre produit à partir du jus de la canne à sucre est imprégné du même goût, tout ceci, qui émane de moi, est complètement imprégné de moi.
7.
C’est par l’ignorance de Soi-même que le monde prend naissance et par la connaissance de Soi-même qu’il n’apparaît plus. De la méconnaissance de ce qu’est la corde, un serpent semble apparaître et par la connaissance de celle-ci, il cesse d’exister.
8.
Etre radieux est ma nature essentielle, et je ne suis rien de plus que cela. Quand le monde s’illumine, c’est tout simplement moi qui resplendis.
9.
C’est en raison de l’ignorance que toute cette imagination apparaît en moi à la façon dont la corde semble être un serpent, le reflet sur l’eau s’apparente à la lumière du soleil et la nacre ressemble à de l’argent.
10.
Tout cela, qui a moi-même pour origine, se résorbe tout autant en moi comme une cruche redevient argile, une vague redevient eau et un bracelet redevient or.
11.
Quelle merveille je suis donc ! Gloire à moi, pour qui il n’y a pas de destruction, demeurant même au-delà de la destruction du monde de Brahma jusqu’au dernier brin d’herbe.
12.
Quelle merveille je suis donc ! Gloire à moi, solitaire, même si doté d’un corps, n’allant ni ne venant nulle part, moi qui demeure éternellement, remplissant tout ce qui est.
13.
Quelle merveille je suis donc ! Gloire à moi ! Personne n’est aussi habile que moi ! Moi qui ai porté tout ce qui est toujours, sans même y toucher avec mon corps !
14.
Quelle merveille je suis donc ! Gloire à moi ! Moi qui ne possède rien du tout ou bien qui possède tout ce dont la parole et l’esprit peuvent parler.
15.
Connaissance, ce qui doit être connu et le connaissant – ces trois n’existent pas en réalité. Je suis la réalité immaculée dans laquelle ils apparaissent en raison de l’ignorance.
16.
Vraiment le dualisme est la racine de la souffrance.
Il n’existe nul autre remède hormis prendre conscience que tout ce que nous voyons est irréel et que je suis la seule réalité immaculée, composé de conscience.
17.
Je suis pure conscience cependant par ignorance, je me suis imaginé être doté d’attributs supplémentaires.
Méditer ainsi continuellement fait que ma demeure est dans Ce qui n’est pas imaginé.
18.
Pour moi il n’y a ni servitude ni libération. L’illusion a perdu son fondement et a cessé. Vraiment tout cela existe en moi, bien qu’en fin de compte cela n’existe même pas en moi.
19.
Prenant conscience que tout cela, y compris mon corps, n’est rien, tandis que mon vrai moi n’est autre que pure conscience, que reste-t-il à l’imagination pour s’évertuer dessus ?
20.
Le corps, le ciel et l’enfer, la servitude et la libération et la peur aussi, tout cela est pure imagination. Que me reste-t-il à faire, moi dont la nature même est la conscience ?
21.
Je ne perçois même pas de dualisme dans une foule de gens, alors qu’ai-je à y gagner si elle est remplacée par un désert ?
22.
Je ne suis pas plus le corps qu’il n’est mien. Je ne suis pas un être vivant. Je suis la conscience. Ma soif de vivre a été mon asservissement.
23.
Vraiment, c’est dans l’océan infini de moi-même, stimulé par les vagues colorées du monde, que soudainement se lève le vent de la conscience.
24.
Dans l’océan infini de ce que je suis, le vent de la pensée s’apaise et le bateau du monde où naviguent les êtres vivants, les négociants, fait naufrage par manque de marchandises.
25.
Comme il est merveilleux que dans l’océan infini de moi-même les vagues d’êtres vivants se soulèvent, se heurtent, jouent puis disparaissent selon leur nature.
L’Ashtavakra Gita est un Écrit très ancien de l’Advaita Vedanta qui relate le dialogue sur la nature du Soi, la Réalité et l’asservissement entre le sage Ashtavakra et le roi Janaka. Le texte insiste sur l’entière irréalité du monde extérieur et sur l’Absolue Unité de l’existence et ne prescrit aucune moralité ni devoirs.
Aux yeux de l’Ashtavakra, notre véritable identité, le Soi n’est pas plus contenu dans les objets que les objets n’existent en Lui. Il est sans forme et peut être découvert simplement en reconnaissant notre Être véritable en tant que Soi témoin. Tout le reste est illusion – le petit soi, le monde, l’univers. Toutes ces choses prennent naissance avec la pensée « je », l’idée d’une identité distincte. Ce petit « je », invente le monde matériel que, dans notre ignorance, nous nous efforçons de maintenir. Oubliant notre Unité originelle, fermement liés à notre séparation imaginaire, nous passons notre vie, dominés par un sentiment trompeur du but de la vie et des valeurs. Constamment limités par notre habitude de l’individualité, créatures des préférences et du désir, nous mettons continuellement les choses en opposition les unes aux les autres jusqu’à ce que le mal et la détresse dus au choix nous consument entièrement. Mais notre véritable nature est pure et Conscience sans choix. Notre accomplissement est déjà et toujours établi. Quand cette connaissance se fait jour, le désir s’évanouit. N’étant attaché à rien, on devient silencieux.
SOI
Dialogue 1 de 20
JANAKA dit :
1. Comment acquérir la connaissance ? Comment atteindre la libération ? Et comment gagner l’état de détachement ? Dis-le-moi, s’il te plaît.
ASHTAVAKRA dit :
2. Si tu recherches la libération, mon fils, évite les objets des sens comme du poison et, cultive comme antidote la tolérance, la sincérité, la compassion, la modération et la vérité.
3. Tu n’es composé d’aucun élément – la terre, l’eau, le feu, l’air, ni même l’éther. Pour être libéré, connais-toi toi-même comme étant composé de la conscience, leur témoin.
4. Si tu parviens juste à rester au repos dans la conscience, te percevant toi-même comme distinct de ton corps, alors maintenant-même tu deviens heureux, paisible et libre des liens.
5. Tu n’appartiens pas à la caste des prêtres ni à nulle autre caste, tu n’es à aucune étape et tu n’es pas perceptible à l’œil.
Tu es sans attache et sans forme, le témoin de toute chose – alors sois heureux.
6. Vertu ou vice, plaisir ou douleur, ne sont que le produit du mental et ne te concernent pas. Tu n’es ni celui qui agit, ni celui qui recueille les conséquences, tu es donc toujours libre.
7. Tu es le témoin unique de toute chose et tu es toujours totalement libre. La cause de ton asservissement est que tu vois le témoin comme étant autre.
8. Comme tu as été mordu par le serpent noir et que tu as foi en ce concept faux : « Je suis celui qui agit » bois l’antidote de la foi dans le fait que« Je ne suis pas celui qui agit » et soit heureux.
9. Au moyen du feu de la compréhension : « Je suis l’unique pure conscience » réduis la forêt de l’ignorance en cendres et sois heureux et libre de l’affliction.
10. Cela en qui tout ceci apparait est imaginé à la façon dont on voit un serpent dans une corde ;
cette joie, suprême joie et pure conscience est ce que tu es,
11. Si l’on se croit libre, on est libre et si l’on se croit attaché, on est attaché. Ici, cet adage est vrai : « Le croire, c’est l’être ».
12. Ta nature réelle est telle le Un, parfait, libre et conscience dénuée d’action ou témoin universel – détaché de tout, sans désir et en paix.
C’est par le fait d’illusion que tu sembles impliqué dans le samsara.
13. Médite sur toi-même en tant que conscience immobile, libre de tout dualisme tout en renonçant à l’idée fausse selon laquelle tu serais juste une conscience détournée ou quoi que ce soit d’externe ou d’interne.
14. Tu as longtemps été pris au piège de l’identification au corps. Rompt avec elle au moyen de la lame tranchante de la connaissance :
« Je suis la conscience »
15. Tu es en réalité déjà détaché et sans agir, déjà éclairé et immaculé. La cause de ton asservissement vient de ce que tu persistes à essayer de calmer le mental.
16. Tout cela en fait est empli de toi et déployé en toi, car ce dont tu es fait est pure conscience – alors ne sois pas étroit d’esprit.
17. Tu es inconditionné et immuable, sans forme et inébranlable, conscience insondable et imperturbable, alors ne te réfères à rien d’autre qu’à la conscience.
18. Vois que ce qui est apparent est irréel, tandis que le non-manifesté est Éternel. Grâce à cette initiation à la Vérité, tu échapperas à la rechute dans l’irréalité.
19. De même qu’un miroir existe à la fois dans ses propres images reflétées et au-dehors d’elles,
le Seigneur Suprême existe partout à l’intérieur et en dehors de ce corps.
20. De même qu’un seul et même espace universel existe à l’intérieur et autour d’une jarre, ainsi
l’Éternel et Immortel Dieu existe dans la Totalité des choses.
c’est ne plus s’agripper au passé, mais s’ouvrir à l’ici-maintenant. Ce n’est ni craindre, ni espérer en l’avenir, et construire celui-ci au présent.
Lâcher prise,
c’est dénouer le fil de la peur, c’est dénouer le fil de toutes les peurs. C’est accepter de faire confiance à la vie et donc se faire confiance.
Lâcher prise,
c’est apprendre à agir à partir du cœur et non plus réagir en fonction de nos croyances. C’est apprendre à aimer sans rien attendre et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre. C’est savoir accepter l’autre dans sa différence et l’aimer tel qu’il est.
Lâcher prise,
c’est apprendre à pardonner et donc à se pardonner. C’est aller au delà des apparences et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi-même.
Lâcher prise,
c’est naître et renaitre ici-maintenant, à chaque inspiration. C’est apprivoiser le détachement à chaque expiration. C’est porter un regard sans cesse renouvelé sur tout ce qui nous entour.
Lâcher prise,
c’est savoir écouter sans se croire obligé de conseiller ou de diriger, c’est respecter l’autre et donc soi-même.
Lâcher prise,
c’est savoir se taire pour vivre le silence, c’est apprivoiser ce silence et se dépouiller de toutes croyances pour qu’enfin émerge du cœur de soi-même, cette paix éternelle qu’est notre nature véritable.
Mourir à tous les concepts à toutes les croyances, à tous les conditionnements, est la seule et unique mort qui rend totalement libre.
Je suis …
Sans ajouter quoi que ce soit…
L’unité dans la diversité des formes.
Observe la sensation du corps perçue, découlant de ta relation avec toutes choses. Et le fait d’observer honnêtement, sans le mental qui conceptualise constamment, est une clé puissante.
Ceci dit, tout ce qui semble arriver est OK… car tout concours au bien, absolument tout! Alors n’aies plus peur d’expérimenter sans culpabiliser car :
Il n’y a que la conscience qui joue à s’être oubliée et qui cherche à se reconnaître en toutes choses sur ce monde toujours et encore manifesté par Elle-même et ce dans le seul et unique but d’un retour à la maison sans équivoque,
un retour à Soi
rempli d’Amour.
Alors détend toi! Y’a rien à comprendre, rien à faire qu’à accueillir ce qui se présente à toi comme ça arrive, « tel quel » sans ajouter quoi que ce soit.
Y’a pas le choix! c’est voulu expressément par toi même, car tu es cette conscience qui se rappelle à elle-même.
Tout arrive quand cessent :
les vouloir…
les attentes…
les luttes …
pour que ce qui est « soit différent »
Essaie juste pour voir,
en cessant de croire tout ce qui est dit ou demandé de faire comme on te dit de le faire !
C’est l’expérience sans distance, sans le voile du jugement, qui te révélera la vérité à propos du Tout et donc de Toi…
Je suis, tu es, nous sommes, l’unité dans la diversité, le cœur sans concept…qui n’est ni un centre ni un lieu…cela qui est, simplement, ce calme d’où tout apparait et disparait… Soi!