Nous avons tous fait l’expérience de cette immense solitude,
où tout –
les livres, la religion,
tout –
se dérobe,
et où nous sommes, au plus profond de nous, immensément seuls et vides.
Nous sommes généralement incapables de faire face à ce vide, à cette solitude, et nous les fuyons.
La dépendance est l’une des choses dans lesquelles nous trouvons un refuge,
bientôt indispensable,
parce que nous ne supportons pas d’être seuls face à nous-mêmes.
Il nous faut
la radio,
des livres,
des conversations,
des bavardages incessants
sur ceci ou cela,
sur l’art et la culture.
Nous en arrivons ainsi à ce point où nous avons la connaissance intime de cet extraordinaire sentiment d’isolement de soi.
Nous pouvons avoir un très bon emploi, travailler avec acharnement, écrire des livres, et pourtant cet énorme vide est là, au fond de nous. Nous voulons le combler, et la dépendance est l’un des moyens.
La dépendance,
les distractions,
les bonnes œuvres,
les religions,
l’alcool,
les femmes
sont pour nous autant de moyens parmi tant d’autres de masquer, de combler ce vide.
Si nous voyons qu’il est tout à fait futile de vouloir le masquer,
si nous en constatons toute la futilité,
si au lieu de nous en tenir
à des mots,
à des convictions,
et donc à des préjugés,
à des opinions toutes faites
nous voyons l’absurdité totale de tout cela…
alors nous sommes confrontés à un véritable fait.
La question n’est pas de savoir comment se délivrer de la dépendance,
car, loin d’être un fait, elle n’est que la réaction à un fait…
Pourquoi ne pas affronter le fait, pour voir ce qui se passe ?
C’est là que se pose le problème de l’observateur et de la chose observée.
L’observateur dit : « Je suis vide ; cela ne me plaît pas », et il prend la fuite.
L’observateur dit : « Je suis distinct du vide. »
Or, l’observateur est le vide, il n’est plus question d’un vide vu par un observateur.
L’observateur est la chose observée.
Lorsque cet événement se produit,
il s’opère dans la pensée,
dans la perception,
une formidable révolution.
Krishnamurti, Jiddu. Le livre de la méditation et de la vie (Essais – Documents) (French Edition) . Stock. Édition du Kindle.
que le Fils de Dieu imagine avoir bâtie pour séparer des parties de son Soi d’avec d’autres parties.
C’est à l’intérieur de cette clôture qu’il pense vivre, pour mourir quand elle pourrit et s’effondre.
Car à l’intérieur de cette clôture il pense qu’il est à l’abri de l’amour.
S’identifiant avec sa sécurité, il se considère lui-même comme étant ce qu’est sa sécurité.
Autrement,
comment pourrait-il être certain qu’il demeure dans un corps,
gardant l’amour à l’extérieur?
2. Le corps ne restera pas.
Or il voit cela comme une double sécurité.
Car l’impermanence du Fils de Dieu est la «preuve» que ses clôtures marchent et qu’elles accomplissent la tâche que son esprit leur assigne.
Car si son unité demeurait encore intouchée,
qui pourrait attaquer et qui pourrait être attaqué?
Qui pourrait être vainqueur?
Qui pourrait être sa proie?
Qui pourrait être victime?
Et qui le meurtrier?
Et s’il ne mourait pas,
quelle «preuve» y aurait-il que le Fils éternel de Dieu peut être détruit?
3. Le corps est un rêve.
Comme les autres rêves, il semble parfois représenter le bonheur mais il peut aussi très soudainement virer à la peur, où naît chaque rêve.
Car seul l’amour crée en vérité et la vérité ne peut jamais avoir peur.
Fait pour être apeurant, le corps doit remplir le but qui lui est donné. Mais nous pouvons changer le but auquel le corps obéira en changeant ce à quoi nous pensons qu’il sert.
4. Le corps est le moyen par lequel le Fils de Dieu revient à la santé d’esprit.
Bien qu’il ait été fait pour le clôturer en enfer sans évasion possible, le but du Ciel a pourtant été échangé contre la poursuite de l’enfer.
Le Fils de Dieu tend la main pour atteindre son frère et l’aider à parcourir la route avec lui.
Maintenant le corps est saint.
Maintenant il sert à guérir l’esprit qu’il a été fait pour tuer.
5. Tu t’identifieras à ce en quoi tu te penses en sécurité. Quoi que cela puisse être, tu croiras que cela ne fait qu’un avec toi. Ta sécurité réside dans la vérité et non dans les mensonges. L’amour est ta sécurité. La peur n’existe pas. Identifie-toi à l’amour, et tu es en sécurité. Identifie-toi à l’amour, et tu es chez toi. Identifie-toi à l’amour, et trouve ton Soi.
Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.
1. Quand cela sera fermement compris et gardé en pleine conscience,
tu ne tenteras pas de te nuire à toi-même
ni de rendre ton corps esclave de la vengeance.
Tu ne t’attaqueras pas
et tu te rendras compte qu’attaquer autrui n’est que t’attaquer toi-même.
Tu seras libre de l’insane croyance que d’attaquer ton frère te sauve.
Et tu comprendras que sa sécurité est la tienne,
et que dans sa guérison tu es guéri.
2. Tu ne comprendras peut-être pas au début comment la miséricorde, illimitée et tenant toutes choses sous sa sûre protection, peut se trouver dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui.
De fait, elle peut sembler être le signe que la punition est à jamais inéluctable parce que l’ego, sous ce qu’il considère comme une menace, est prompt à citer la vérité pour sauver ses mensonges. Or il doit manquer de comprendre la vérité qu’il utilise ainsi.
Mais tu peux apprendre à voir ces sottes applications et nier la signification qu’elles semblent avoir.
3. Ainsi tu enseignes aussi à ton esprit que tu n’es pas un ego.
Car les façons dont l’ego voudrait distordre la vérité ne te tromperont plus.
Tu ne croiras pas que tu es un corps à crucifier.
Et tu verras dans l’idée d’aujourd’hui la lumière de la résurrection,
regardant passé toutes les pensées de crucifixion et de mort,
vers les pensées de libération et de vie.
4. L’idée d’aujourd’hui est un pas que nous faisons en nous dirigeant de l’esclavage vers l’état de parfaite liberté.
Faisons ce pas aujourd’hui, pour aller vite dans la voie que le salut nous montre,
chaque pas venant à sa place désignée au fur et à mesure que l’esprit renonce à ses fardeaux l’un après l’autre.
Ce n’est pas de temps dont nous avons besoin pour cela.
C’est seulement de désir.
Car ce qui semblerait devoir prendre un millier d’années peut aisément se faire en un seul instant par la grâce de Dieu.
5. La pensée lugubre et désespérée que tu peux en attaquer d’autres et y échapper toi-même t’a cloué sur la croix.
Peut-être semblait-elle être le salut.
Or elle représentait simplement la croyance que la peur de Dieu est réelle.
Et qu’est-ce que cela, sinon l’enfer?
Qui pourrait croire que son Père
est son ennemi mortel,
séparé de lui,
attendant le moment pour détruire sa vie et l’effacer de l’univers,
sans avoir au cœur la peur de l’enfer?
6. Telle est la forme de folie à laquelle tu crois, si tu acceptes la pensée apeurante que tu peux en attaquer un autre et être libre toi-même.
Jusqu’à ce que cette forme soit changée, il n’y a pas d’espoir.
Jusqu’à ce que tu voies que cela, au moins, doit être entièrement impossible,
comment pourrait-il y avoir évasion?
La peur de Dieu est réelle pour quiconque pense que cette pensée est vraie.
Et il n’en percevra pas la sottise, ou ne verra même pas qu’elle est là,
ce qui lui permettrait de la remettre en question.
7. Pour la remettre le moindrement en question,
il faut d’abord que la forme en soit changée au moins assez pour permettre que la peur de la riposte s’apaise, et que la responsabilité te soit rendue dans une certaine mesure.
À partir de là, tu peux au moins considérer si tu veux suivre cette voie douloureuse. Jusqu’à ce que ce changement ait été accompli, tu ne peux pas percevoir que ce sont seulement tes pensées qui t’apportent la peur, et que ta délivrance dépend de toi.
8. Nos prochains pas seront faciles, si tu fais celui-là aujourd’hui. À partir de là nous avançons assez rapidement.
Car une fois que tu comprends qu’il est impossible que tu sois blessé, sauf par tes propres pensées, la peur de Dieu doit disparaître.
Tu ne peux pas croire alors que la peur est causée au-dehors.
Et Dieu, Que tu avais pensé bannir, peut à nouveau être accueilli
au-dedans de l’esprit saint qu’Il n’a jamais quitté.
9. Il est certainement possible d’entendre le chant du salut dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui. Si ce ne peut être que toi que tu crucifies, tu n’as pas blessé le monde et tu n’as pas besoin de craindre sa vengeance et sa poursuite. Tu n’as pas besoin non plus de te cacher dans la terreur de la peur mortelle de Dieu derrière laquelle la projection se dissimule.
La chose que tu crains le plus est ton salut.
Tu es fort, et c’est la force que tu veux.
Et tu es libre, et content de la liberté.
Tu as cherché à être à la fois faible et lié,
parce que tu craignais ta force et ta liberté.
Or le salut réside en elles.
10. Il y a un instant où la terreur semble saisir ton esprit si entièrement qu’il semble n’y avoir aucun espoir d’évasion.
Quand tu te rends compte, une fois pour toutes, que c’est de toi dont tu as peur, l’esprit se perçoit lui-même divisé.
Et cela était dissimulé tant que tu croyais que l’attaque pouvait être dirigée vers l’extérieur, puis retournée de l’extérieur vers l’intérieur. Il semblait que c’était un ennemi au-dehors que tu avais à craindre. Ainsi un dieu au-dehors de toi devint ton ennemi mortel et la source de la peur.
11. Maintenant, pour un instant, un meurtrier est perçu au-dedans de toi, désirant ardemment ta mort, tramant contre toi des punitions jusqu’au moment où il peut enfin tuer.
Or en cet instant est aussi le moment où vient le salut. Car la peur de Dieu a disparu.
Et tu peux Lui faire appel pour qu’Il te sauve des illusions par Son Amour,
en L’appelant Père et toi-même Son Fils.
Prie pour que cet instant soit proche, aujourd’hui.
Éloigne-toi de la peur et avance vers l’amour.
12. Il n’est pas une Pensée de Dieu qui n’aille avec toi pour t’aider à atteindre cet instant, et vite aller au-delà, sûrement et pour toujours. Quand la peur de Dieu a disparu, il n’y a plus d’obstacles qui restent encore entre toi et la sainte paix de Dieu. Comme elle est douce et miséricordieuse l’idée que nous pratiquons! Accueille-la, comme tu le dois, car elle est ta délivrance.
Ce n’est certes que toi que ton esprit peut essayer de crucifier.
quelque chose de travers qui a besoin d’un changement correcteur;
quelque chose d’à part ou de différent de la Volonté de Dieu.
Ainsi les deux termes impliquent une chose impossible qui s’est pourtant produite,
d’où il résulte qu’un état de conflitest perçu entrece qui estet ce qui ne pourrait jamais être.
2. La vérité et l’illusion sont égales maintenant, car les deux se sont produites. L’impossible devient la chose pour laquelle tu as besoin de pardon, dont tu as besoin d’être sauvé.
Le salut devient maintenant la zone frontière
entre la vérité et l’illusion .
Il reflète la vérité parce qu’il est le moyen par lequel tu peux échapper des illusions.
Or ce n’est pas encore la vérité parce qu’il défait ce qui n’a jamais été fait.
3. Comment pourrait-il y avoir le moindre lieu de rencontre où la terre et le Ciel puissent être réconciliés dans un esprit où les deux existent ?
L’esprit qui voit des illusions les pense réelles.
Elles ont une existence en ceci qu’elles sont des pensées.
Et pourtant elles ne sont pas réelles, parce que l’esprit qui pense ces pensées est séparé de Dieu.
4. Qu’est-ce qui joint l’esprit et les pensées séparés à l’Esprit et à la Pensée qui sont un à jamais?
Quel plan pourrait garder la vérité inviolée, tout en reconnaissant le besoin qu’apportent les illusions, et en offrant les moyens par lesquels elles sont défaites, sans attaque et sans trace de douleur?
Que pourrait être ce plan, sinon une Pensée de Dieu par laquelle ce qui n’a jamais été fait passe inaperçu, et les péchés sont oubliés qui n’ont jamais été réels?
5. Le Saint-Esprit tient ce plan de Dieu exactement tel qu’Il a été reçu de Lui dans l’Esprit de Dieu et dans le tien.
Il est à part du temps en ceci que sa Source est intemporelle.
Or il opère dans le temps, parce que tu crois que le temps est réel.
Inébranlé, le Saint-Esprit regarde ce que tu vois :
le péché,
la douleur et
la mort,
le chagrin,
la séparation et
la perte.
Or Il connaît qu’une chose doit encore être vraie :
Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.
6. Voilà la Pensée qui
porte les illusions à la vérité, et qui les voit comme des apparences
derrière lesquelles se trouvent l’inchangeable et le sûr.
Voilà la Pensée qui
sauve et qui pardonne,
parce qu’elle ne met aucune foi dans ce qui ne fut pas créé
par la seule Source qu’elle connaisse.
Voilà la Pensée
dont la fonction est de sauver en te donnant la sienne comme ta propre fonction.
Le salut est ta fonction, avec Celui à Qui le plan fut donné.
Maintenant ce plan t’est confié à toi, avec Lui.
Il a une seule réponse pour les apparences, indépendamment de leur forme, de leur taille, de leur profondeur ou de n’importe quel attribut qu’elles semblent avoir :
Le salut est ma seule fonction ici. Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.
7. Toi qui feras encore des miracles, sois sûr de bien t’exercer à l’idée d’aujourd’hui.
Essaie de percevoir la force dans ce que tu dis, car c’est dans ces mots que réside ta liberté.
Ton Père t’aime.
Tout ce monde de douleur n’est pas Sa Volonté.
Pardonne-toi la pensée qu’Il voulait cela pour toi.
Puis laisse la Pensée par laquelle Il a remplacé toutes tes erreurs entrer dans les coins enténébrés de ton esprit, qui a pensé les pensées qui n’ont jamais été Sa Volonté.
8. Cette partie appartient à Dieu, comme le reste. Elle ne pense pas ses pensées solitaires, pour les rendre réelles en les cachant de Lui.
Laisse entrer la lumière,
et tu ne verras aucun obstacle à ce qu’Il veut pour toi.
Ouvre tes secrets à Sa douce lumière,
et vois avec quel éclat cette lumière brille encore en toi.
9. Exerce-toi à Sa Pensée aujourd’hui, et laisse Sa lumière chercher et éclairer tous les coins enténébrés, et les traverser pour les joindre au reste.
C’est la Volonté de Dieu que ton esprit ne fasse qu’un avec le Sien.
C’est la Volonté de Dieu d’avoir un seul Fils.
C’est la Volonté de Dieu que Son seul Fils soit toi.
Réfléchis à ces choses durant les exercices d’aujourd’hui, et commence la leçon que nous apprenons aujourd’hui par cette instruction sur les voies de la vérité:
Le salut est ma seule fonction ici. Le salut et le pardon sont les mêmes.
Puis tourne-toi vers Celui Qui partage ta fonction ici, et laisse-Le t’enseigner ce que tu as besoin d’apprendre pour mettre de côté toute peur et pour connaître ton Soi comme étant l’Amour qui n’a pas d’opposé en toi.
10. Pardonne toutes pensées qui s’opposeraient à la vérité de ta complétude, de ton unité et de ta paix.
Tu ne peux pas perdre les dons que ton Père a faits.
Tu ne veux pas être un autre soi. Tu n’as pas de fonction qui ne soit de Dieu. Pardonne-toi celle que tu pensais avoir faite. Le pardon et le salut sont les mêmes. Pardonne ce que tu as fait et tu es sauvé.
11. Il y a un message particulier pour aujourd’hui, qui a le pouvoir d’enlever à jamais de ton esprit toutes formes de doute et de peur.
Si tu es tenté de les croire vraies, souviens-toi que les apparences ne peuventrésister à la vérité que contiennent ces puissantes paroles:
Le salut est ma seule fonction ici. Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.
12. Ta seule fonction te dit que tu es un.
Rappelle-t’en entre les moments où tu donnes cinq minutes à partager avec Celui Qui partage le plan de Dieu avec toi.
Rappelle-toi :
Le salut est ma seule fonction ici.
Ainsi tu répands le pardon sur ton esprit et tu laisses toute peur être doucement mise de côté pour que l’amour trouve sa juste place en toi et te montre que tu es le Fils de Dieu.
Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.
Je réalise aujourd’hui que ce que je croyais être MA mère, n’est en fait qu’un canal, une forme par laquelle la Vie a voulue prendre forme, la mienne et celle de mes frères et sœurs.
« Je suis » qui n’est jamais né a pris cette forme qu’on appelle fille d’abord, puis sœur, puis mère…tant de rôles qui au final ne signifient rien…
Je n’ai pas donné la vie, car la vie était là avant de prendre forme à travers moi et sera encore et pour l’éternité lorsque cette forme s’éteindra par vieillesse ou par maladie.
Or je comprends aujourd’hui que ce n’est pas la vie que nous donnons ou perdons mais bien la forme qui a permis la présence, l’expérience de cette Vie, de l’Amour en ce monde.
Mais perdons-nous vraiment?
Ne faut-il pas qu’une chose nous appartienne pour croire que nous pouvons la perdre?
J’y ai cru, parce qu’il me semble que ce soit MA mère qui m’ait donné la vie, qui m’ait montré à être forte devant l’adversité, MA mère MON idole…
Cet attachement psychologique au physique, à la forme ne fait que rendre plus difficile le lâché prise de ma croyance en la séparation d’avec l’autre que je nomme
mère,
père,
frère,
sœur,
fils,
fille, etc… lorsque la vie semble s’arrêter…,
Mais la Vie, l’amour qui s’exprime à travers toutes ces formes qui sembles effectivement séparées l’une de l’autre, n’est pas la forme…ni aucune forme, mais s’exprime et s’expérimente par la forme, pour goûter, toucher, sentir, entendre, voir … ressentir… en restant tel qu’il est, immuable, inchangeable, intouchable et intouché car il est le sans forme prenant toutes formes.
C’est l’oublie de cette vérité qui nous fait croire que la vie a une fin…or comment une forme pourrait prendre forme si la vie n’était pas déjà là?
1. Ne vois-tu pas que l’opposé de la fragilité et de la faiblesse est l’impeccabilité?
L’innocence est force, et rien d’autre n’est fort.
Ceux qui sont sans péché ne peuvent avoir peur, car toute espèce de péché est faiblesse. La démonstration de force dont l’attaque voudrait se servir pour couvrir la fragilité ne la dissimule pas,
car comment l’irréel peut-il être caché ?
Nul n’est fort qui a un ennemi, et nul ne peut attaquer à moins de penser en avoir un.
La croyance aux ennemis est donc croyance en la faiblesse,
et ce qui est faible n’est pas la Volonté de Dieu.
Lui étant opposé, c’est l’«ennemi» de Dieu. Et Dieu est craint comme une volonté qui s’oppose.
2. Comme elle devient étrange, en effet, cette guerre contre toi-même!
Tu croiras que tout ce que tu utilises pour le péché peut te blesser et devenir ton ennemi. Et tu le combattras et tenterasde l’affaiblir à cause de cela; et tu penseras avoir réussi, puis tu attaqueras encore. Il est aussi certain que tu craindras ce que tu attaques qu’il est sûr que tu aimeras ce que tu perçois comme étant sans péché.
Il marche en paix, celui qui suit sans péché la voie que lui montre l’amour. Car là l’amour marche avec lui, le protégeant de la peur. Et il verra seulement ceux qui sont sans péché, qui ne peuvent attaquer.
3. Va dans la gloire, la tête haute, et ne crains aucun mal.
Les innocents sont en sécurité parce qu’ils partagent leur innocence. Rien de ce qu’ils voient n’est nuisible, car la conscience qu’ils ont de la vérité délivre toutes choses de l’illusion qu’elles sont nuisibles. Et ce qui semblait nuisible resplendit maintenant dans leur innocence, délivré du péché et de la peur et rendu avec bonheur à l’amour. Ils partagent la force de l’amour parce qu’ils ont regardé l’innocence. Et chaque erreur a disparu, parce qu’ils ne l’ont pas vue. Qui cherche la gloire, la trouve où elle est. Où pourrait-elle être, si ce n’est dans les innocents?
4. Ne laisse pas les petits interférents te tirer vers la petitesse.
Il ne peut y avoir d’attraction de la culpabilité dans l’innocence. Vois le monde heureux dans lequel tu marches, avec la vérité à tes côtés! N’abandonne pas ce monde de liberté pour un petit soupir de semblant de péché, ni pour un tout petit remous de l’attraction de la culpabilité.
Voudrais-tu, pour toutes ces distractions in-signifiantes, mettre le Ciel de côté?
Ta destinée et ton but sont bien au-delà, dans le lieu propre où la petitesse n’existe pas.
Ton but est en désaccord avec toute espèce de petitesse. Ainsi est-il en désaccord avec le péché.
5. Ne laissons pas la petitesse induire le Fils de Dieu en tentation.
Sa gloire est au-delà, incommensurable et intemporelle comme l’éternité.
Ne laisse pas le temps faire intrusion dans la vue que tu as de lui.
Ne le laisse pas effrayé et seul en sa tentation, mais
aide-le à s’élever au-dessus d’elle et à percevoir la lumière dont il fait partie.
Ton innocence éclairera la voie vers la sienne; et la tienne ainsi est protégée et gardée en ta conscience.
Car qui peut connaître sa gloire, et percevoir le petit et le faible autour de lui?
Qui peut aller tremblant dans un monde effrayant, et se rendre compte que la gloire du Ciel luit sur lui?
6. Il n’y a rien autour de toi qui ne fasse partie de toi.
Regarde tout avec amour et vois-y la lumière du Ciel. Ainsi tu en viendras à comprendre tout ce qui t’est donné. Par le doux pardon, le monde brillera et étincellera, et tout ce qu’autrefois tu pensais pécheur sera maintenant réinterprété comme faisant partie du Ciel.
Comme c’est beau de marcher, propre, rédimé et heureux, de par un monde qui a grand besoin de la rédemption que ton innocence lui accorde!
À quoi peux-tu accorder plus de valeur qu’à cela?
Car ici sont ton salut et ta liberté.
Et ils doivent être complets si tu veux les reconnaître.
Prochains articles :
I. Les croyances irréconciliables
II. Les lois du chaos
III. Le salut sans compromis
IV. Au-dessus du champ de bataille
Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.
Le livre de la méditation et de la vie – Jiddu Krishnamurti, Stock – Édition du Kindle.
Il suffit de descendre la route, et vous verrez la splendeur de la nature, la beauté extraordinaire des prés verdoyants et l’immensité du ciel ; et vous entendrez le rire des enfants.
Mais il y a, en dépit de tout cela, une sensation de souffrance.
Il y a l’angoisse de la femme qui porte en elle un enfant;
il y a la douleur liée à la mort;
il y a la souffrance de celui qui attend quelque chose qui n’arrive pas;
il y a la souffrance de voir un pays qui s’effondre et tombe en décadence;
et il y a la souffrance liée à la corruption, non seulement collective, mais aussi individuelle.
La souffrance est présente jusque dans votre propre maison, si vous regardez jusqu’au fond des choses :
douleur de ne pas réussir,
douleur d’être mesquin ou incapable,
et toutes sortes de douleurs inconscientes.
La vie, c’est aussi le rire.
Le rire est une chose merveilleuse – rire sans raison, avoir le cœur en joie, sans motif, aimer sans rien demander en retour.
Mais ce rire ne nous vient que très rarement.
Nous sommes écrasés de souffrance, notre vie est une succession de malheurs et de luttes, une déchéance continuelle,
et nous ne savons pratiquement jamais ce qu’est aimer de tout notre être…
Nous sommes à la recherche d’une solution, d’un moyen, d’une méthode grâce auxquels se volatiliserait ce fardeau de la vie, et ainsi nous ne regardons jamais vraiment la souffrance. Nous essayons de la fuir à travers des mythes, des images, des spéculations; nous espérons trouver un moyen d’éluder ce poids, d’éviter que la vague de souffrance ne nous rattrape. …
La souffrance a effectivement une fin – qui n’intervient ni grâce à un système ni grâce à une méthode quelconques. La souffrance cesse dès la perception juste de ce qui est.
Rencontre avec la souffrance – 24 juillet
Comment faire face à la souffrance ?
Pour la plupart d’entre nous, le face-à-face est, je le crains, très superficiel.
Notre éducation,
notre formation,
nos connaissances,
les influences sociologiques auxquelles nous sommes exposés
font de nous des êtres si superficiels !
L’esprit superficiel est celui que sa fuite mène droit
à l’église,
à des conclusions,
des conceptions,
une conviction
ou une idée.
C’est le refuge de l’esprit superficiel en détresse.
Et si vous ne trouvez refuge nulle part, vous vous faites une carapace et vous devenez cynique, dur, indifférent, ou vous trouvez une échappatoire facile dans la névrose.
Toutes les défenses de ce genre contre la souffrance empêchent une exploration plus poussée…
Regardez donc votre propre esprit, voyez comment vous trouvez toujours des explications plausibles à vos peines, comment vous vous noyez dans le travail, dans les idées, comment vous vous accrochez à une croyance en Dieu, ou à une existence futile.
Et siaucune explication, aucune croyance ne vous satisfait, vous fuyez dans l’alcool et le sexe, ou vous devenez cynique, dur, amer et cassant…
Une génération après l’autre,
cet héritage se transmet de parents à enfants,
mais jamais l’esprit superficiel n’expose sa plaie à nu; il ne connaît pas vraiment la souffrance, elle ne lui est pas familière.
Elle n’est pour lui
qu’une idée,
une image,
un symbole;
jamais il ne rencontre la souffrance – mais seulement le mot souffrance.
Lorsqu’on fuit la souffrance – 25 juillet
La souffrance prend pour chacun de nous des formes différentes :
elle peut être liée
à une relation,
à la mort de quelqu’un,
à l’impossibilité de se réaliser qui mène au dépérissement et au néant,
ou encore liée aux efforts pour réussir,
devenir quelque chose, et qui se heurtent à l’échec total.
Et il y a tout le problème de la souffrance sur le plan physique –
la maladie,
la cécité,
le handicap,
la paralysie,
et ainsi de suite.
Cette chose qu’on appelle la souffrance est partout – et la mort nous attend au tournant.
Mais nous ne savons pas comment faire face à la souffrance, alors
nous la vénérons,
nous la rationalisons,
ou nous essayons de la fuir.
Allez dans n’importe quelle église chrétienne et vous constaterez qu’on y vénère la souffrance, considérée comme une chose extraordinaire et sainte ; et l’on vous dit que ce n’est qu’à travers la souffrance, à travers le Christ crucifié que l’on peut trouver Dieu.
L’Orient a ses propres formes d’évasion, d’autres moyens d’éviter la souffrance, et il me semble extraordinaire que si peu de gens, tant en Orient qu’en Occident, soient véritablement libérés de la souffrance.
Ne serait-ce pas merveilleux si, tandis que vous écoutez – en l’absence de tout sentiment ou émotion –… vous pouviez réellement comprendre la souffrance et vous en libérer totalement ?
Parce qu’il n’y aurait plus alors de mensonges envers soi-même ni d’illusions, d’angoisse, ou de peur ; et l’esprit pourrait fonctionner avec clarté, acuité et logique.
Peut-être saurions-nous alors ce qu’est l’amour.
Krishnamurti, Jiddu. Le livre de la méditation et de la vie (Essais – Documents) (French Edition) . Stock. Édition du Kindle.
Un Cours En Miracles – Chapitre 7 LES DONS DU ROYAUME T-7.VII
1. Chaque fois que tu nies à un frère une bénédiction, c’est toi qui te sentiras privé de quelque chose, parce que le déni est aussi total que l’amour. Il est aussi impossible de nier quelque chose à une partie de la Filialité que de l’aimer en partie.
Il n’est pas possible non plus de l’aimer totalement par moments.
Tu ne peux pas t’engager totalement parfois.
Le déni n’a aucun pouvoir en soi, mais tu peux lui donner le pouvoir de ton esprit, dont le pouvoir est sans limites.
Si tu l’utilises pour nier la réalité, la réalité a disparu pour toi. La réalité ne peut pas être appréciée partiellement.
C’est pourquoi en nier n’importe quelle partie signifie que tu as perdu conscience de toute la réalité. Or le déni est une défense, et il est donc capable d’être utilisé positivement aussi bien que négativement. Utilisé négativement, il sera destructeur, parce qu’il sera utilisé pour l’attaque. Mais au service du Saint-Esprit, il peut t’aider à reconnaître une partie de la réalité, et ainsi à l’apprécier tout entière.
L’esprit est trop puissant pour être sujet à l’exclusion.
Tu ne seras jamais capable de t’exclure toi-même de tes pensées.
2. Lorsqu’un frère agit de manière insane, il t’offre une occasion de le bénir. Son besoin est le tien. Tu as besoin de la bénédiction que tu peux lui offrir. Il n’y a pas moyen pour toi de l’avoir, sauf en la donnant. Telle est la loi de Dieu, et elle n’a pas d’exceptions.
Ce que tu nies te manque, non pas parce que cela est manquant mais parce que tu l’as nié en autrui et tu n’en as donc pas conscience en toi.
Chacune de tes réponses est déterminée par ce que tu penses être, et ce que tu veux être est ce que tu penses être. Ce que tu veux être, donc, doit déterminer chacune de tes réponses.
3. Tu n’as pas besoin de la bénédiction de Dieu parce que tu l’as pour toujours, mais tu as besoin de la tienne.
L’ego se fait de toi une image de privation, sans amour et vulnérable.
Tu ne peux pas aimer cela. Or tu peux très facilement échapper à cette image en la laissant derrière toi.
Tu n’es pas là et ce n’est pas toi. Ne vois cette image en personne, sinon tu l’as acceptée comme toi. Toutes les illusions sur la Filialité sont dissipées ensemble, comme elles ont été faites ensemble.
N’enseigne à personne qu’il est ce que tu ne voudrais pas être. Ton frère est le miroir dans lequel tu vois l’image de toi-même aussi longtemps que dure la perception. Et la perception durera jusqu’à ce que la Filialité se connaisse elle-même comme entière. Tu as fait la perception et elle durera aussi longtemps que tu en voudras.
4. Les illusions sont des investissements. Elles dureront aussi longtemps que tu leur accorderas de la valeur. Les valeurs sont relatives, mais elles sont puissantes parce que ce sont des jugements mentaux. La seule façon de dissiper les illusions, c’est de leur retirer tout investissement; alors elles seront sans vie pour toi parce que tu les auras sorties de ton esprit. Tant que tu les y inclus, tu leur donnes vie. Sauf qu’il n’y a rien là pour recevoir ton don.
5. Tu as le don de vie pour le donner, parce qu’il t’a été donné. Tu n’as pas conscience de ton don parce que tu ne le donnes pas. Tu ne peux pas faire que rien vive, puisque rien ne peut pas être rendu vivant. Par conséquent, tu n’étends pas le don qui est à la fois ce que tu as et ce que tu es, et ainsi tu ne connais pas ton être. Toute confusion vient de ne pas étendre la vie, parce que cela n’est pas la Volonté de ton Créateur. Tu ne peux rien accomplir à part de Lui, et de fait tu n’accomplis rien à part de Lui.
Continue dans Sa voie pour te souvenir de toi-même, et enseigne Sa voie pour ne pas t’oublier. Ne rends honneur qu’aux Fils du Dieu vivant, et compte toi avec joie parmi eux.
6. L’honneur est le seul don qui convienne à ceux que Dieu Lui-même a créés dignes d’honneur, et qu’Il honore. Donne-leur de les apprécier comme Dieu toujours les apprécie, parce qu’ils sont Ses Fils bien-aimés qui ont toute Sa faveur. Tu ne peux pas être à part d’eux parce que tu n’es pas à part de Lui.
Repose-toi dans Son amour et protège ton repos en aimant. Mais aime tout ce qu’Il a créé, dont tu fais partie, ou tu ne peux pas apprendre ce qu’est Sa paix ni accepter Son don pour toi-même et comme toi-même. Tu ne peux pas connaître ta propre perfection jusqu’à ce que tu aies honoré tous ceux qui furent créés pareils à toi.
7. Un enfant de Dieu est le seul enseignant suffisamment digne d’en enseigner un autre. Un seul Enseignant est dans tous les esprits et Il enseigne à tous la même leçon. Il t’enseigne toujours la valeur inestimable de chaque Fils de Dieu, et Il l’enseigne avec une patience infinie née de l’Amour infini pour lequel Il parle. Chaque attaque est un appel à Sa patience, puisque Sa patience peut traduire l’attaque en bénédiction.
Ceux qui attaquent ne connaissent pas qu’ils sont bénis.
Ils attaquent parce qu’ils se croient privés de quelque chose.
Donne, donc, de ton abondance, et enseigne la leur à tes frères. Ne partage pas leurs illusions de manque, sinon tu te percevras toi-même comme ayant un manque.
8. L’attaque ne pourrait jamais favoriser l’attaque si tu ne la percevais pas comme un moyen de te priver de quelque chose que tu veux. Or tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur, et donc que tu ne la veuilles pas. Pour cette raison tu as le sentiment d’en être privé, et en projetant ton propre rejet tu crois alors que les autres te l’enlèvent. Tu dois avoir peur si tu crois que ton frère t’attaque pour t’arracher le Royaume des Cieux. En définitive, toute projection de l’ego a cela pour base.
9. Étant la partie de ton esprit qui ne croit pas être responsable d’elle-même, et étant sans allégeance envers Dieu, l’ego est incapable de confiance. Projetant sa croyance insane que tu as trahi ton Créateur, il croit que tes frères, qui en sont aussi incapables que toi, cherchent à t’enlever Dieu. Chaque fois qu’un frère en attaque un autre, c’est ce qu’il croit. La projection voit tes propres souhaits en autrui. Si tu choisis de te séparer de Dieu, c’est ce que tu penseras que les autres te font.
10. Tu es la Volonté de Dieu. N’accepte rien d’autre pour ta volonté, sinon tu nies ce que tu es.
Nie cela et tu attaqueras, croyant avoir été attaqué. Mais vois en toi l’Amour de Dieu et tu le verras partout parce qu’Il est partout.
Vois en tous Son abondance et tu connaîtras que tu es en Lui avec eux.
Ils font partie de toi, comme tu fais partie de Dieu. Tu es aussi seul quand tu ne comprends pas cela que Dieu Lui-même est seul quand Ses Fils ne Le connaissent pas. La paix de Dieu, c’est de comprendre cela. Il y a une seule voie qui mène hors de la pensée du monde, comme il y avait une seule voie pour y entrer. Comprends totalement en comprenant la totalité.
11. Perçois n’importe quelle partie du système de pensée de l’ego comme entièrement insane, entièrement délirante et entièrement indésirable, et tu l’évalues correctement tout entier.
Cette correction te permet de percevoir n’importe quelle partie de la création comme entièrement réelle, entièrement parfaite et entièrement désirable.
Ne voulant que cela, tu n’auras que cela, et ne donnant que cela, tu ne seras que cela.
Les dons que tu offres à l’ego sont toujours ressentis comme des sacrifices, mais les dons que tu offres au Royaume sont des dons que tu t’offres à toi-même.
Ils seront toujours précieux pour Dieu parce qu’ils appartiennent à Ses Fils bien-aimés, qui Lui appartiennent.
À toi appartiennent toute puissance et toute gloire,
parce qu’à Lui appartient le Royaume.
Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.
Qu’est-ce donc qui motive mes actions de chaque instant ?
Pouvons-nous honnêtement observer nos actions de chaque instant et voir honnêtement quels en sont les motifs ? Car s’il existe un seul petit motif…une seule raison aussi minime soit-elle, autre que celle de vouloir un retour à Soi sans heurts, se pourrait-il que ce soit une réaction plutôt que l’action juste à poser face à ce qui se présente dans l’instant…ici maintenant ?
À cette citation sur le net
« Fais attention à ce que tu tolères. Tu enseignes aux gens comment te traiter. »
J’ai répondu,
« Couteau à deux tranchants…car ce que tu ne tolères pas lui enseigne d’une autre façon qu’il à du pouvoir sur toi…car tu réagis… »
Y a-t-il une différence entre ne pas tolérer quelque chose et réagir à quelque chose ?
Peut-on ne pas réagir à quelque chose, réfléchir puis décider d’agir ensuite pour faire en sorte de ne plus avoir à subir la dite chose ?
Les deux questions qui précèdent étaient mentionnées comme des affirmations en réponse à mon commentaire. Je les présentent aujourd’hui sous forme de question pour nous amener à regarder cette question en face, non pas pour te convaincre de mon opinion, mais t’amener à observer vraiment le pourquoi des actions que tu choisis de poser à chaque instant de ta vie.
Tant qu’il y a un motif, une raison de poser une action, ce sera toujours une réaction à quelque chose que je crois qui devrait être différent, agir pour ne plus avoir à subir une dite chose quelle qu’elle soit est une réaction….et réagir émerge du jugement au fait que ça devrait être autrement, différent de ce qui est dans le moment, et ça fait toujours référence à une souffrance passée et à la crainte que cela se reproduise.
Un vécu resté en mémoire, enfouie, et qui revient en surface dans un présent tout neuf et si j’y réagis sur l’instant ou même après réflexion dans le but précis du vouloir que ça ne se reproduise plus, c’est que je crois encore qu’il y a quelque chose à défendre, une petite personne séparée du reste qui peut être traitée injustement, blessée, jugée etc… etc…
et qui ne se voit pas encore telle qu’elle est en Vérité.
Il n’y a personne à convaincre ici, mais bien une invitation à observer ce qui se passe quand nous croyons devoir défendre quoi que ce soit. La réaction n’est pas toujours immédiate, elle peut être réfléchie, et déguisée en action juste par rapport à un traitement reçu jugé mauvais, qui m’aurait été infligé, mais alors est-ce une action juste ?
L’action juste, n’a pas de motif, pas de raison pour agir. Elle n’a qu’un seul but, t’aider à te souvenir de ce que tu es, te rappeler à ta vraie nature. Elle n’émerge pas d’une pensée, d’un jugement ou de la culpabilité….c’est l’amour pur qui s’exprime dans l’action sans motif…sans raison….sans condition…en acceptant tout ce qui est à chaque seconde de ta vie. L’action d’aimer sans motif et sans jugement, c’est ne plus agir par peur, par culpabilité, sans raison ni attente aucune mais dans le seul but de te rappeler, de nous rappeler à notre vraie nature, seulement parce que ce qui doit être fait sera fait…sans plus…ni moins.
Toute action sera donc juste au final, parce qu’elle aura servi l’unique et seul but de te rappeler au Soi !
Toutes choses sont des échos de Cette Voix qui te rappelle…
Or tu n’attends que toi-même…
Mais la Vérité étant bien au-delà des mots et de la forme, la question juste est peut-être :
Quel est le moteur des tes actions ?
L’Amour, sans attentes, sans conditions, sans motifs ?
Qui Est ce et seulement Ce que tu es.
ou
La peur sous toutes ses formes?
Tout ce que tu n’es pas.
Observe et voit par toi-même ce qui se passe en toi lorsque tu crois devoir te défendre, te protéger….
Car au-delà du perçu il y a le Soi, L’Intouchable Éternel. Le sans forme qui prend toutes formes Qui ne fait rien, et tout sans motif. Qui ne veut rien…à part un retour vers Soi… un retour à « Soi »
Jiddu Krishnamurti – LA PREMIÈRE ET DERNIÈRE LIBERTÉ
Est-ce le bonheur que nous cherchons, ou une sorte de satisfaction dont nous espérons tirer du bonheur ?
Quel est le but que poursuivent la plupart d’entre nous ?
Quel est notre désir le plus profond ?
Dans ce monde agité, où tous s’efforcent, d’une façon ou d’une autre, de trouver une paix, un bonheur, un refuge, il est important, n’est-ce pas, que chacun de nous sache le but qu’il veut atteindre, l’objet de ses recherches.
Nous sommes probablement, presque tous, à la poursuite d’une sorte de bonheur, d’une sorte de paix.
Dans un monde où règnent le désordre, les luttes, les conflits, les guerres, nous voulons trouver un peu de paix dans un refuge. Je crois que la plupart d’entre nous ont ce désir. Et nous le poursuivons en passant d’une autorité à l’autre, d’une organisation religieuse à une autre, d’un sage à un autre.
Mais, est-ce le bonheur que nous cherchons, ou une sorte de satisfaction dont nous espérons tirer du bonheur ?
Le bonheur et la satisfaction sont deux choses différentes.
Peut-on « chercher » le bonheur ?
Peut-être est-il possible de trouver une satisfaction,
mais peut-on « trouver » le bonheur ?
Le bonheur est un dérivé; c’est le sous-produit de quelque chose. Et avant de consacrer nos esprits et nos cœurs à une recherche qui exige beaucoup de sincérité, d’attention, de réflexion, de soins, nous devons savoir si c’est le bonheur que nous voulons ou une satisfaction.Je crains qu’il s’agisse en général de satisfaction. Notre recherche a pour but de satisfaire notre désir de plénitude.
Après tout, si c’est la paix que l’on cherche, on peut la trouver. L’on n’a qu’à se dévouer entièrement à une cause quelconque, à une idée, et y prendre refuge.
Mais il est évident que cela ne résout pas le problème. S’enfermer dans une idée ne libère pas du conflit.
Il nous faut donc savoir ce que nous voulons obtenir intérieurement et extérieurement.
Si nous avons une perception claire de nos intentions nous n’avons plus besoin d’aller consulter qui que ce soit à ce sujet, ni maîtres, ni Églises, ni organisations. Notre réelle difficulté est de clarifier notre intention.
Et la question se pose :
la clarté est-elle possible ?
Et peut-on aller à sa recherche en écoutant ce que disent les uns et les autres, depuis le plus grand sage jusqu’au prédicateur du coin de la rue ?
Vous faut-il aller chez quelqu’un pour être éclairé quant à vos intentions ?
Et pourtant c’est ce que vous faites.
Vous lisez d’innombrables livres, vous assistez à des réunions, vous adhérez à toutes sortes d’organisations, en vue de trouver un remède à vos conflits, à la misère de vos existences. Ou encore, sans vous livrer à toutes ces activités, vous déclarez avoir trouvé la lumière, que telle organisation, tel livre, tel sage vous satisfont, que vous y avez trouvé tout ce que vous cherchiez ; et vous demeurez là-dedans, cristallisés, enfermés.
Ce que nous cherchons à travers toute cette confusion, n’est-ce point quelque chose de permanent, de durable, quelque chose que nous appelons le réel, Dieu, la vérité ou autrement ?
(Car le nom importe peu, le nom n’est pas la chose; ne nous laissons pas prendre par des mots, laissons cela aux conférenciers professionnels.)
Il y a une recherchede quelque chose de permanent, n’est-ce pas, en chacun de nous, de quelque chose à quoi nous accrocher, qui nous donnera une assurance, un espoir, un enthousiasme durable, une certitude permanente,
car, au plus profond de nous-mêmes, nous sommes si incertains ! Nous ne nous connaissons pas.
Nous avons beaucoup de faits et ce que les livres ont dit, mais nous n’avons pas de connaissance directe, d’expérience directe. Et quelle est cette chose que nous qualifions de permanente, et dont nous espérons qu’elle nous conférera une permanence?
L’objet de notre recherche, n’est-ce point un bonheur durable, une satisfaction durable, une certitude durable ?
Nous aspirons à quelque chose qui dure indéfiniment et qui nous fasse indéfiniment plaisir.
Dépouillons-nous de nos mots et de nos phrases; voyons le fait tel qu’il est : ce que nous voulons, c’est un plaisir qui dure indéfiniment, que nous appelons la vérité, Dieu ou autrement. Voilà qui est entendu; c’est le plaisir que nous voulons.
Peut-être est-ce une façon un peu brutale de le dire, mais en fait c’est bien cela que nous voulons, une connaissance qui nous donnera du plaisir, une expérience qui nous donnera du plaisir, une satisfaction qui ne se dissipera pas dans l’avenir. Nous avons tâté de toutes sortes de plaisirs et ils se sont évanouis ; alors nous espérons trouver une satisfaction permanente en la vérité, en Dieu. Il est bien certain que c’est cela que nous recherchons tous, les plus intelligents d’entre nous comme les plus stupides, les théoriciens comme les gens pratiques.
Mais existe-t-il une satisfaction permanente ?
Existe-t-il rien qui dure indéfiniment ?
Et si vous êtes à la recherche de cette satisfaction indéfiniment durable que vous appelez Dieu, la vérité (ou autrement) ne devez-vous pas savoir ce que vous cherchez ?
Et lorsque vous dites « je » cherche ce bonheur permanent, ne devez-vous pas connaître ce « je » qui cherche, savoir ce qu’est cette entité ?
Car il se pourrait que ce que vous cherchez n’existe pas.
La Vérité pourrait n’avoir aucun rapport avec tout ce que vous poursuivez et je pense en effet qu’elle est entièrement différente de tout ce que l’on peut voir, concevoir et formuler.
Donc, préalablement à cette recherche d’une permanence,
n’est-il pas nécessaire de comprendre le chercheur ?
Le chercheur est-il différent de l’objet de sa recherche ?
Lorsque vous dites : « je cherche le bonheur », le chercheur est-il différent de l’objet de sa recherche ?
Le penseur est-il autre chose que la pensée ?
Ne sont-ils pas un seul et même phénomène plutôt que deux processus séparés ?
Et ces questions n’entraînent-elles pas la nécessité de comprendre le chercheur avant même que de connaître l’objet de sa recherche ?
Nous voici arrivés au point où nous devons nous demander en toute sincérité et profondément
si la paix, le bonheur, le réel, Dieu (encore une fois, le nom importe peu) peut nous être donné par autrui.
Cette incessante recherche, cette aspiration,
peut-elle nous apporter l’extraordinaire sens du réel,
l’état créateur qui surgit lorsque nous nous connaissons réellement nous-mêmes ?
La connaissance de soi s’obtient-elle en la cherchant partout,
en écoutant des enseignements,
en adhérant à des organisations,
en lisant des livres,
etc., etc. ?
Au contraire (et c’est cela le point fondamental) tant que je ne me comprends pas,
ma pensée n’a pas de base et toutes mes recherches sont vaines;
je pourrai m’évader dans des illusions;
fuir les difficultés, les luttes, les conflits;
adorer telle ou telle personne;
chercher mon salut chez autrui;
mais tant que je serai dans l’ignorance de moi-même, tant que je ne serai pas conscient de la totalité de mon propre processus, ma pensée, mes sentiments, mon action n’auront pas de base.
Mais nous connaître est la dernière chose que nous voulons, bien que ce soit la seule fondation sur laquelle on puisse bâtir.
Avant de pouvoir créer, avant d’être à même de condamner ou de détruire, nous devons savoir ce que nous sommes.
Aller à la recherche de sages,
changer d’instructeurs,
de gourous,
s’exercer à des yogas,
respirer de telle ou telle façon,
pratiquer des rituels,
obéir à des Maîtres :
tout cela est absolument inutile et n’a aucun sens, même si les personnes dont nous suivons l’enseignement nous disent « connais-toi ».
Car ce que nous sommes, le monde l’est aussi; et si nous sommes mesquins, jaloux, vains, avides, c’est cela que nous créons autour de nous, c’est cela la société où nous vivons.
Il me semble
qu’avant d’entreprendre un voyage à la recherche de la réalité, de Dieu,
qu’avant de pouvoir agir,
qu’avant de pouvoir établir des rapports réels avec autrui (nos rapports mutuels sont la société),
il est essentiel que nous commencions par nous comprendre nous-mêmes.
Je considère honnêtes et sincères les personnes qui donnent la priorité absolue à cette connaissance de soi et non à la façon de parvenir à un but particulier, car si vous et moi ne nous connaissons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous, par notre action, amener une transformation dans la société, dans nos relations, dans nos œuvres, quelles qu’elles soient ?
Se consacrer à la connaissance de soi ne veut pas dire s’isoler, s’opposer au monde, ni mettre l’accent sur l’individu, le moi, par opposition à la masse, aux autres.
Comprenez plutôt que
si vous ne vous connaissez pas,
si vous n’êtes pas conscients
de votre façon de penser,
des raisons pour lesquelles vous tenez
à certaines opinions,
à certaines croyances
sur l’art et la religion,
sur votre pays,
sur votre voisin
et vous-même,
bref si vous n’êtes pas conscients de tout ce qui fait votre conditionnement, il vous est impossible de penser avec vérité sur quoi que ce soit.
Si vous ne voyez pas clairement votre conditionnement, lequel est la substance de votre pensée et son origine,
ne voyez-vous pas que votre recherche est futile, que votre action n’a pas de sens ?
Que vous soyez américain ouhindou et que votre religion soit ceci oucela, n’a aucun sens non plus.
Avant de chercher à savoir quel est le but de la vie, et ce que signifie ce monde chaotique d’antagonismes nationaux, de conflits, de guerres, nous devons commencer par nous-mêmes.
Cela a l’air très simple mais c’est extrêmement difficile.
Pour nous observer dans la vie quotidienne, pour voir comment fonctionne notre pensée, il nous faut être extraordinairement sur le qui-vive,
devenir de plus en plus conscients
des complexités de notre pensée,
de nos réactions et
de nos émotions,
et parvenir ainsi à une lucidité de plus en plus grande,
non seulement en ce qui nous concerne, mais au sujet de la personne avec laquelle nous sommes en rapport.
Se connaître c’est s’étudier en action, laquelle est relation.
La difficulté est que nous sommes impatients. Nous voulons aller de l’avant, parvenir à un but, de sorte que nous ne trouvons ni le temps ni l’occasion de nous étudier, de nous observer. Par contre nous nous engageons dans toutes sortes d’activités.
Nous sommes si absorbés
par notre gagne-pain,
des enfants à élever,
des responsabilités dans différentes organisations,
que nous n’avons guère le temps
de réfléchir,
d’observer,
de nous étudier.
Mais la responsabilité de nos actions nous incombe, nous ne pouvons pas la faire endosser à autrui.
Cette habitude que l’on a, dans le monde entier, de s’appuyer sur des guides spirituels et sur leurs systèmes me semble être une activité creuse et complètement futile, car vous pouvez lire les ouvrages les plus anciens ou les plus récemment parus, et errer par toute la terre, il vous faudra faire retour à vous-mêmes. Et comme la plupart d’entre nous sont aveugles en ce qui les concerne, il est bien difficile de commencer même à voir clair dans le processus de notre pensée, de nos sentiments et de nos actions.
Plus l’on se connaît, plus il y a de clarté.
La connaissance de soi n’a pas de limites; elle ne mène pas à un accomplissement, à une conclusion.
C’est un fleuve sans fin. Plus on s’y plonge, plus grande est la paix que l’on y trouve.
Ce n’est que lorsque l’esprit est tranquille grâce à la connaissance de soi (et non par l’imposition d’une discipline) qu’en cette tranquillité, en ce silence, la réalité surgit. Alors seulement est la félicité, l’action créatrice.
Et il me semble que sans cet entendement, sans cette expérience,
lire des livres,
écouter des discours,
se livrer à de la propagande
est une activité puérile qui n’a pas beaucoup de sens.
Mais celui qui est capable, en se comprenant lui-même, de donner naissance à ce bonheur créatif, à ce « quelque chose » vécu qui n’est pas du monde de la pensée, peut-être produit-il une transformation autour de lui dans ses relations immédiates, donc aussi dans le monde où nous vivons.
Jiddu Krishnamurti – LA PREMIÈRE ET DERNIÈRE LIBERTÉ Traduit de l’anglais par Carlo Suarès – 1954 Éditions Stock