Le livre de la méditation et de la vie – Jiddu Krishnamurti,

Affrontez le fait, pour voir… – 10 mars –

Nous avons tous fait l’expérience de cette immense solitude,

où tout –

les livres, la religion,

tout –

se dérobe,

et où nous sommes, au plus profond de nous, immensément seuls et vides.

Nous sommes généralement incapables de faire face à ce vide, à cette solitude, et nous les fuyons.

La dépendance est l’une des choses dans lesquelles nous trouvons un refuge,

bientôt indispensable,

parce que nous ne supportons pas d’être seuls face à nous-mêmes.

Il nous faut

  • la radio,
  • des livres,
  • des conversations,
  • des bavardages incessants
    • sur ceci ou cela,
    • sur l’art et la culture.

Nous en arrivons ainsi à ce point où nous avons la connaissance intime de cet extraordinaire sentiment d’isolement de soi.

Nous pouvons avoir un très bon emploi, travailler avec acharnement, écrire des livres, et pourtant cet énorme vide est là, au fond de nous. Nous voulons le combler, et la dépendance est l’un des moyens.

La dépendance,

  • les distractions,
  • les bonnes œuvres,
  • les religions,
  • l’alcool,
  • les femmes

sont pour nous autant de moyens parmi tant d’autres de masquer, de combler ce vide.

Si nous voyons qu’il est tout à fait futile de vouloir le masquer,

si nous en constatons toute la futilité,

si au lieu de nous en tenir

  • à des mots,
  • à des convictions,
  • et donc à des préjugés,
  • à des opinions toutes faites

nous voyons l’absurdité totale de tout cela…

alors nous sommes confrontés à un véritable fait.

La question n’est pas de savoir comment se délivrer de la dépendance,

car, loin d’être un fait, elle n’est que la réaction à un fait…

Pourquoi ne pas affronter le fait, pour voir ce qui se passe ?

C’est là que se pose le problème de l’observateur et de la chose observée.

L’observateur dit : « Je suis vide ; cela ne me plaît pas », et il prend la fuite.

L’observateur dit : « Je suis distinct du vide. »

Or, l’observateur est le vide, il n’est plus question d’un vide vu par un observateur.

L’observateur est la chose observée.

Lorsque cet événement se produit,

il s’opère dans la pensée,

dans la perception,

une formidable révolution.

Krishnamurti, Jiddu. Le livre de la méditation et de la vie (Essais – Documents) (French Edition) . Stock. Édition du Kindle.

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