Chapitre 16 – Le pardon des illusions

UCEM – III. La récompense de l’enseignement

1.  Nous avons déjà appris que chacun enseigne, et enseigne tout le temps.

Il se peut que tu aies bien enseigné mais que tu n’aies pas encore appris comment accepter le réconfort de ton enseignement. Si tu veux bien considérer ce que tu as enseigné, et combien cela est étranger à ce que tu pensais connaître, tu seras forcé de te rendre compte que ton Enseignant venait d’au-delà de ton système de pensée. Par conséquent Il pouvait le regarder équitablement, et percevoir qu’il n’était pas vrai. Pour cela Il a dû Se baser sur un système de pensée très différent, et un système qui n’a rien de commun avec le tien. Car il est certain que ce qu’Il a enseigné, et ce que tu as enseigné par Lui, n’a rien de commun avec ce que tu enseignais avant qu’Il ne vienne. Et les résultats ont été d’apporter la paix où était la douleur, et la souffrance a disparu pour être remplacée par la joie.

2.  Il se peut que tu aies enseigné la liberté, mais tu n’as pas appris comment être libre.

J’ai dit plus tôt : «C’est à leurs fruits que vous les connaîtrez, et qu’ils se connaîtront eux-mêmes.» Car il est certain que tu te juges toi-même d’après ton enseignement. L’enseignement de l’ego produit des résultats immédiats, parce que ses décisions sont acceptées immédiatement comme étant ton choix. Et cette acceptation signifie que tu es désireux de te juger toi-même en conséquence. Cause et effet sont très clairs dans le système de pensée de l’ego, parce que tout ton apprentissage a été dirigé de façon à établir la relation entre les deux.

Ce que tu t’es enseigné à croire avec tant de diligence, comment ne pas y mettre ta foi ?

Or souviens-toi de tout le soin que tu as mis à en choisir les témoins tout en évitant ceux qui parlaient pour la cause de la vérité et de ses effets.

3.  Le fait que tu n’as pas appris ce que tu enseignais ne montre-t-il pas que tu ne perçois pas la Filialité comme n’étant qu’un ? Est-ce que cela ne te montre pas aussi que tu ne te considères pas toi-même comme n’étant qu’un ?

Car il est impossible d’enseigner avec succès sans la moindre conviction, et il est également impossible que la conviction soit à l’extérieur de soi.

Tu n’aurais jamais pu enseigner la liberté à moins de croire en elle. Et ce doit être que ce que tu enseignais venait de toi.

Or ce Toi, il est clair que tu ne Le connais pas; et tu ne Le reconnais pas, bien qu’Il fonctionne. Ce qui fonctionne doit être là. Et ce n’est qu’en niant ce qu’Il a fait que tu pourrais nier Sa Présence.

4.  Ceci est un cours sur la façon d’apprendre à te connaître toi-même.

Tu as enseigné ce que tu es,

mais tu n’as pas laissé ce que tu es t’enseigner.

Tu as pris grand soin d’éviter l’évident et de ne pas voir la relation réelle de cause et effet qui est parfaitement apparente.

Or en toi est tout ce que tu as enseigné.

Que peut bien être ce qui ne l’a pas appris?

Ce doit être cette partie qui est réellement en dehors de toi, non par ta propre projection, mais en vérité. Et c’est cette partie que tu as fait entrer qui n’est pas toi. Ce que tu acceptes dans ton esprit ne le change pas réellement.

Les illusions ne sont que des croyances en ce qui n’est pas là. Et le semblant de conflit entre vérité et illusion ne peut être résolu qu’en te séparant de l’illusion et non de la vérité.

5.  Ton enseignement a déjà fait cela, car le Saint-Esprit fait partie de toi. Créé par Dieu, Il n’a quitté ni Dieu ni Sa création.

Il est à la fois Dieu et toi,

de même que

tu es Dieu

et Lui ensemble.

Car la Réponse de Dieu à la séparation t’a ajouté plus que tu n’avais tenté d’enlever.

Il a protégé à la fois tes créations et toi, gardant un avec toi ce que tu voulais exclure. Et elles prendront la place de ce que tu as fait entrer pour les remplacer. Elles sont tout à fait réelles, faisant partie du Soi que tu ne connais pas. Elles communiquent avec toi par le Saint-Esprit; et leur pouvoir, ainsi que leur gratitude envers toi pour leur création, elles les offrent avec joie à ton enseignement de toi-même, qui est leur demeure.

Toi qui es l’hôte de Dieu,

tu es aussi leur hôte.

Car rien de réel n’a jamais quitté l’esprit de son créateur.

Et ce qui n’est pas réel

n’a jamais été là.

6.  Tu n’es pas deux soi en conflit.

Qu’est-ce qui est au-delà de Dieu ?

Si toi qui Le contiens et qu’Il contient est l’univers, tout le reste doit être à l’extérieur, où il n’y a rien.

Tu as enseigné cela, et de très loin dans l’univers, mais pas au-delà de toi-même, les témoins de ton enseignement se sont rassemblés pour t’aider à apprendre. Leur gratitude s’est jointe à la tienne et à celle de Dieu pour renforcer ta foi en ce que tu as enseigné. Car ce que tu as enseigné est vrai.

Seul, tu te tiens en dehors de ton enseignement et à part de lui.

Mais avec eux tu dois apprendre

que tu n’as fait que t’enseigner toi-même,

et tu as appris de la conviction

que tu as partagée avec eux.

7.  Cette année, tu vas commencer à apprendre, et tu apprendras à la mesure de ton enseignement. Tu as choisi cela par ton propre désir d’enseigner. Bien que tu aies semblé en souffrir, la joie d’enseigner sera tienne. Car la joie d’enseigner est dans l’apprenant, qui l’offre avec gratitude à l’enseignant et la partage avec lui. Tout en apprenant, ta gratitude envers ton Soi, Qui t’enseigne ce qu’Il est, grandira et t’aidera à Lui rendre honneur.

Et tu apprendras Son pouvoir, Sa force et Sa pureté, et tu L’aimeras comme L’aime Son Père. 

Son Royaume n’a ni limites ni fin, et il n’est rien en Lui qui ne soit parfait et éternel.

Tout cela est toi,

et rien en dehors de cela

n’est toi.

8.  Toute louange est due à ton très saint Soi pour ce que tu es, et pour ce qu’Il est, Qui t’a créé tel que tu es.

Tôt ou tard, chacun doit jeter un pont sur le fossé qu’il s’imagine exister entre ses soi. Chacun construit ce pont, qui le porte par-delà le fossé dès l’instant où il est désireux de faire un petit effort pour le franchir. Ses petits efforts sont puissamment complétés par la force du Ciel et par la volonté unie de tous ceux qui font du Ciel ce qu’il est, étant joints en lui.

Ainsi celui qui voudrait traverser est littéralement transporté de l’autre côté.

9.  Ton pont est bâti plus solidement que tu ne le penses, et ton pied y est fermement planté. N’aie pas peur que l’attraction de ceux qui se tiennent de l’autre côté et qui t’attendent ne te tire pas jusqu’à eux en toute sécurité.

Car tu viendras là où tu voudrais être,

et où ton Soi

t’attend.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

5. Qu’est-ce que le corps?

UCEM – Instruction 5 – Leçons du jour – Partie II

1. Le corps est une clôture

que le Fils de Dieu imagine avoir bâtie pour séparer des parties de son Soi d’avec d’autres parties.

C’est à l’intérieur de cette clôture qu’il pense vivre, pour mourir quand elle pourrit et s’effondre.

Car à l’intérieur de cette clôture il pense qu’il est à l’abri de l’amour.

S’identifiant avec sa sécurité, il se considère lui-même comme étant ce qu’est sa sécurité.

Autrement,

comment pourrait-il être certain qu’il demeure dans un corps,

gardant l’amour à l’extérieur?

2. Le corps ne restera pas.

Or il voit cela comme une double sécurité.

Car l’impermanence du Fils de Dieu est la «preuve» que ses clôtures marchent et qu’elles accomplissent la tâche que son esprit leur assigne.

Car si son unité demeurait encore intouchée,

  • qui pourrait attaquer et qui pourrait être attaqué?
  • Qui pourrait être vainqueur?
  • Qui pourrait être sa proie?
  • Qui pourrait être victime?
  • Et qui le meurtrier?

Et s’il ne mourait pas,

  • quelle «preuve» y aurait-il que le Fils éternel de Dieu peut être détruit?

3. Le corps est un rêve.

Comme les autres rêves, il semble parfois représenter le bonheur mais il peut aussi très soudainement virer à la peur, où naît chaque rêve.

Car seul l’amour crée en vérité et la vérité ne peut jamais avoir peur.

Fait pour être apeurant, le corps doit remplir le but qui lui est donné. Mais nous pouvons changer le but auquel le corps obéira en changeant ce à quoi nous pensons qu’il sert.

4. Le corps est le moyen par lequel le Fils de Dieu revient à la santé d’esprit.

Bien qu’il ait été fait pour le clôturer en enfer sans évasion possible, le but du Ciel a pourtant été échangé contre la poursuite de l’enfer.

Le Fils de Dieu tend la main pour atteindre son frère et l’aider à parcourir la route avec lui.

Maintenant le corps est saint.

Maintenant il sert à guérir l’esprit qu’il a été fait pour tuer.

5. Tu t’identifieras à ce en quoi tu te penses en sécurité.

Quoi que cela puisse être, tu croiras que cela ne fait qu’un avec toi.

Ta sécurité réside dans la vérité et non dans les mensonges.

L’amour est ta sécurité.

La peur n’existe pas.

Identifie-toi à l’amour, et tu es en sécurité.

Identifie-toi à l’amour,

et tu es chez toi.

Identifie-toi à l’amour,

et trouve ton Soi.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

https://lecons.acim.org/fr/chapters/what-is-5

Ce ne peut être que moi que je crucifie.

UCEM – Leçon 196

1. Quand cela sera fermement compris et gardé en pleine conscience,

  • tu ne tenteras pas de te nuire à toi-même
  • ni de rendre ton corps esclave de la vengeance.
  • Tu ne t’attaqueras pas
  • et tu te rendras compte qu’attaquer autrui n’est que t’attaquer toi-même.
  • Tu seras libre de l’insane croyance que d’attaquer ton frère te sauve.
  • Et tu comprendras que sa sécurité est la tienne,
  • et que dans sa guérison tu es guéri.

2. Tu ne comprendras peut-être pas au début comment la miséricorde, illimitée et tenant toutes choses sous sa sûre protection, peut se trouver dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui.

De fait, elle peut sembler être le signe que la punition est à jamais inéluctable parce que l’ego, sous ce qu’il considère comme une menace, est prompt à citer la vérité pour sauver ses mensonges. Or il doit manquer de comprendre la vérité qu’il utilise ainsi.

Mais tu peux apprendre à voir ces sottes applications et nier la signification qu’elles semblent avoir.

3. Ainsi tu enseignes aussi à ton esprit que tu n’es pas un ego.

Car les façons dont l’ego voudrait distordre la vérité ne te tromperont plus.

Tu ne croiras pas que tu es un corps à crucifier.

Et tu verras dans l’idée d’aujourd’hui la lumière de la résurrection,

regardant passé toutes les pensées de crucifixion et de mort,

vers les pensées de libération et de vie.

4. L’idée d’aujourd’hui est un pas que nous faisons en nous dirigeant de l’esclavage vers l’état de parfaite liberté.

Faisons ce pas aujourd’hui, pour aller vite dans la voie que le salut nous montre,

chaque pas venant à sa place désignée

au fur et à mesure que l’esprit renonce à ses fardeaux l’un après l’autre.

Ce n’est pas de temps dont nous avons besoin pour cela.

C’est seulement de désir.

Car ce qui semblerait devoir prendre un millier d’années peut aisément se faire en un seul instant par la grâce de Dieu.

5. La pensée lugubre et désespérée que tu peux en attaquer d’autres et y échapper toi-même t’a cloué sur la croix.

Peut-être semblait-elle être le salut.

Or elle représentait simplement la croyance que la peur de Dieu est réelle.

  • Et qu’est-ce que cela, sinon l’enfer?
  • Qui pourrait croire que son Père
    • est son ennemi mortel,
    • séparé de lui,
    • attendant le moment pour détruire sa vie et l’effacer de l’univers,
    • sans avoir au cœur la peur de l’enfer?

6. Telle est la forme de folie à laquelle tu crois, si tu acceptes la pensée apeurante que tu peux en attaquer un autre et être libre toi-même.

  • Jusqu’à ce que cette forme soit changée, il n’y a pas d’espoir.
  • Jusqu’à ce que tu voies que cela, au moins, doit être entièrement impossible,
    • comment pourrait-il y avoir évasion?
  • La peur de Dieu est réelle pour quiconque pense que cette pensée est vraie.
  • Et il n’en percevra pas la sottise, ou ne verra même pas qu’elle est là,
    • ce qui lui permettrait de la remettre en question.

7. Pour la remettre le moindrement en question,

il faut d’abord que la forme en soit changée au moins assez pour permettre que la peur de la riposte s’apaise, et que la responsabilité te soit rendue dans une certaine mesure.

À partir de là, tu peux au moins considérer si tu veux suivre cette voie douloureuse. Jusqu’à ce que ce changement ait été accompli, tu ne peux pas percevoir que ce sont seulement tes pensées qui t’apportent la peur, et que ta délivrance dépend de toi.

8. Nos prochains pas seront faciles, si tu fais celui-là aujourd’hui. À partir de là nous avançons assez rapidement.

Car une fois que tu comprends qu’il est impossible que tu sois blessé, sauf par tes propres pensées, la peur de Dieu doit disparaître.

Tu ne peux pas croire alors que la peur est causée au-dehors.

Et Dieu, Que tu avais pensé bannir, peut à nouveau être accueilli

au-dedans de l’esprit saint qu’Il n’a jamais quitté.

9. Il est certainement possible d’entendre le chant du salut dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui. Si ce ne peut être que toi que tu crucifies, tu n’as pas blessé le monde et tu n’as pas besoin de craindre sa vengeance et sa poursuite. Tu n’as pas besoin non plus de te cacher dans la terreur de la peur mortelle de Dieu derrière laquelle la projection se dissimule.

La chose que tu crains le plus est ton salut.

Tu es fort, et c’est la force que tu veux.

Et tu es libre, et content de la liberté.

Tu as cherché à être à la fois faible et lié,

parce que tu craignais ta force et ta liberté.

Or le salut réside en elles.

10. Il y a un instant où la terreur semble saisir ton esprit si entièrement qu’il semble n’y avoir aucun espoir d’évasion.

Quand tu te rends compte, une fois pour toutes, que c’est de toi dont tu as peur, l’esprit se perçoit lui-même divisé.

Et cela était dissimulé tant que tu croyais que l’attaque pouvait être dirigée vers l’extérieur, puis retournée de l’extérieur vers l’intérieur. Il semblait que c’était un ennemi au-dehors que tu avais à craindre. Ainsi un dieu au-dehors de toi devint ton ennemi mortel et la source de la peur.

11. Maintenant, pour un instant, un meurtrier est perçu au-dedans de toi, désirant ardemment ta mort, tramant contre toi des punitions jusqu’au moment où il peut enfin tuer.

Or en cet instant est aussi le moment où vient le salut. Car la peur de Dieu a disparu.

Et tu peux Lui faire appel pour qu’Il te sauve des illusions par Son Amour,

en L’appelant Père et toi-même Son Fils.

Prie pour que cet instant soit proche, aujourd’hui.

Éloigne-toi de la peur et avance vers l’amour.

12. Il n’est pas une Pensée de Dieu qui n’aille avec toi pour t’aider à atteindre cet instant, et vite aller au-delà, sûrement et pour toujours. Quand la peur de Dieu a disparu, il n’y a plus d’obstacles qui restent encore entre toi et la sainte paix de Dieu. Comme elle est douce et miséricordieuse l’idée que nous pratiquons! Accueille-la, comme tu le dois, car elle est ta délivrance.

Ce n’est certes que toi que ton esprit peut essayer de crucifier.

Or ta rédemption aussi viendra de toi.

https://lecons.acim.org/fr/chapters/lesson-196

La guerre contre toi-même – (suite – 1)

UCEM – Chapitre 23

I. Les croyances irréconciliables

1.  Le souvenir de Dieu vient à l’esprit quiet.

Il ne peut venir là où il y a conflit, car un esprit en guerre contre lui-même ne se souvient pas de l’éternelle douceur. Les moyens de la guerre ne sont pas les moyens de la paix, et ce dont les belliqueux voudraient se souvenir n’est pas l’amour.

La guerre est impossible à moins que la croyance en la victoire ne soit chérie.

Le conflit en toi doit impliquer que tu crois que l’ego a le pouvoir d’être victorieux. Sinon pourquoi t’identifierais-tu à lui ? Tu te rends sûrement compte que l’ego est en guerre contre Dieu. C’est certain qu’il n’a pas d’ennemi.  Or tout aussi certaine est sa fixe croyance qu’il a un ennemi qu’il doit vaincre, et qu’il y réussira.

2.  Est-ce que tu ne te rends pas compte

  • qu’une guerre contre toi-même serait une guerre contre Dieu ?
  • La victoire est-elle concevable ?
  • Et si elle l’était, est-ce une victoire que tu voudrais ?
  • La mort de Dieu, si elle était possible, serait ta mort.
  • Est-ce une victoire ?

L’ego marche toujours vers la défaite,

parce qu’il pense que le triomphe sur toi est possible.

Et Dieu pense autrement.

Cela n’est pas une guerre;

seulement la folle croyance que la Volonté de Dieu peut être attaquée et renversée.

Tu peux peut-être t’identifier à cette croyance, mais ce ne sera jamais plus que folie. Et la peur régnera dans la folie, et elle semblera y avoir remplacé l’amour.

Tel est le but du conflit.

Et à ceux qui pensent qu’il est possible,

les moyens semblent réels.

3.  Sois certain qu’il est impossible que Dieu et l’ego, ou toi et lui, vous rencontriez jamais. Vous semblez vous rencontrer, faire vos alliances étranges sur des bases qui n’ont aucune signification.

Car vos croyances convergent sur le corps, la demeure choisie de l’ego, que tu crois être la tienne.

Vous vous rencontrez sur une erreur; une erreur d’évaluation de toi.

L’ego se joint à une illusion de toi que tu partages avec lui. Et pourtant, les illusions ne peuvent pas se joindre.

Elles sont les mêmes et ne sont rien.

Leur jonction réside dans le néant; deux sont aussi insignifiantes qu’une seule ou qu’un millier.

L’ego se joint à rien, n’étant rien.

La victoire qu’il cherche est aussi in-signifiante que lui.

4.  Frère, la guerre contre toi-même est presque terminée.

La fin du voyage est à l’endroit de la paix.

Ne voudrais-tu pas maintenant accepter la paix à toi offerte ici ?

Cet «ennemi» que tu combattais en tant qu’«intrus» dans ta paix est ici transformé, sous tes yeux, en donneur de ta paix.

Ton «ennemi» était Dieu Lui-même, à Qui

  • tout conflit,
  • triomphe
  • et attaque de toute sorte

sont tous inconnus.

Il t’aime parfaitement, complètement et éternellement.

Le Fils de Dieu en guerre contre son Créateur est une condition aussi ridicule que la nature rugissant de colère contre le vent, et proclamant qu’il ne fait plus partie d’elle.

  • Serait-il possible que la nature établisse cela, et le rende vrai ?

Pas plus qu’il ne t’appartient de dire ce qui fera partie de toi et ce qui est gardé à part.

5.  La guerre contre toi-même fut entreprise pour enseigner au Fils de Dieu

  • qu’il n’est pas lui-même,
  • et pas le Fils de son Père.

Pour cela, le souvenir de son Père doit être oublié. Il est oublié dans la vie du corps, et si tu penses que tu es un corps, tu croiras que tu l’as oublié.

Or la vérité ne peut jamais être oubliée par elle-même,

et tu n’as pas oublié ce que tu es.

Seule une étrange illusion de toi-même,

un souhait de triompher de ce que tu es, ne se souvient pas.

6.  La guerre contre toi-même n’est que la bataille de deux illusions, luttant pour se rendre différentes l’une de l’autre, dans la croyance que la conquérante sera vraie.

Il n’y a pas de conflit entre elles et la vérité.

Pas plus qu’elles ne sont différentes l’une de l’autre.

Les deux ne sont pas vraies.

Ainsi la forme qu’elles prennent n’importe pas.

Ce qui les a faites est insane, et elles font toujours partie de ce qui les a faites. La folie ne présente aucune menace pour la réalité et n’a pas d’influence sur elle. Les illusions ne peuvent pas triompher de la vérité, pas plus qu’elles ne peuvent la menacer d’aucune façon.

Et la réalité qu’elles nient ne fait pas partie d’elles.

7.  Ce dont tu te souviens fait partie de toi.

Car tu dois être tel que Dieu t’a créé.

  • La vérité ne se bat pas contre les illusions,
  • pas plus que les illusions ne se battent contre la vérité.
  • Les illusions ne se battent qu’entre elles.
  • Étant fragmentées, elles fragmentent.

Mais la vérité est indivisible, et bien au-delà de leur petite portée.

Tu te souviendras de ce que tu connais quand tu auras appris que tu ne peux pas être en conflit. Une illusion sur toi-même peut se battre contre une autre, or la guerre entre deux illusions est un état où rien ne se passe.

Il n’y a pas de vainqueur et il n’y a pas de victoire.

Et la vérité se tient rayonnante,

à l’écart du conflit,

intouchée et quiète en la paix de Dieu.

8.  Le conflit doit être entre deux forces. Il ne peut exister entre un pouvoir et le néant. Il n’est rien que tu puisses attaquer qui ne fasse partie de toi.

Et en l’attaquant, tu fais deux illusions de toi-même, en conflit l’une avec l’autre.

Et cela se produit chaque fois que tu regardes quoi que ce soit que Dieu a créé

avec quoi que ce soit d’autre qu’amour.

Le conflit est apeurant, car il est la naissance de la peur. Or ce qui est né de rien ne peut pas gagner la réalité par la bataille.

Pourquoi voudrais-tu remplir ton monde de conflits avec toi-même?

Laisse toute cette folie être défaite pour toi,

et tourne-toi en paix vers le souvenir de Dieu,

qui brille encore dans ton esprit quiet.

9.  Vois comme le conflit des illusions disparaît quand il est porté à la vérité!

Car il ne semble réel

qu’aussi longtemps qu’il est vu comme

une guerre entre des vérités

qui sont en conflit :

  • la conquérante sera la plus vraie,
  • la plus réelle,
  • et le vainqueur de l’illusion qui était moins réelle,
  • faite illusion par la défaite.

Ainsi, le conflit est le choix entre des illusions,

  • dont l’une sera couronnée comme réelle,
  • l’autre vaincue et méprisée.

Ici le souvenir du Père jamais ne reviendra.

Or aucune illusion ne peut envahir Sa demeure et Le chasser de ce qu’Il aime à jamais. Et ce qu’Il aime doit être à jamais quiet et en paix parce que c’est Sa demeure.

10.  Toi qui es Son bien-aimé, tu n’es pas une illusion,

étant aussi vrai et saint que Lui.

Le calme de ta certitude en Lui et en toi-même est votre demeure à tous les Deux, Qui habitez en étant un et non séparés. Ouvre la porte de Sa demeure très sainte et laisse le pardon balayer toute trace de la croyance dans le péché qui garde Dieu sans demeure et Son Fils avec Lui.

Tu n’es pas un étranger dans la maison de Dieu.

Accueille ton frère dans la demeure où Dieu l’a établi en sérénité et en paix, et où Il habite avec lui.

Les illusions n’ont pas leur place là où l’amour demeure, te protégeant de tout ce qui n’est pas vrai.

Tu habites dans une paix aussi illimitée que son Créateur,

et tout est donné à ceux qui voudraient se souvenir de Lui.

Sur Sa demeure veille le Saint-Esprit,

sûr que jamais la paix ne peut en être troublée.

11.  Comment le lieu de repos de Dieu peut-il se retourner contre lui-même et chercher à vaincre Celui Qui demeure là ?

Et pense à ce qui arrive quand la maison de Dieu se perçoit elle-même divisée.

  • L’autel disparaît,
  • la lumière pâlit,
  • le temple du Saint devient une maison de péché.
  • Et tu ne te souviens de rien,
  • sauf des illusions.

Les illusions peuvent être en conflit, parce que leurs formes sont différentes.

Et elles se livrent bataille seulement pour établir quelle forme est vraie.

12.  L’illusion rencontre l’illusion;

la vérité, elle-même.

La rencontre d’illusions conduit à la guerre.

La paix, se regardant elle-même, s’étend elle-même.

La guerre est la condition dans laquelle la peur naît et grandit et cherche à dominer.

La paix est l’état où l’amour demeure et cherche à se partager lui-même.

Conflit et paix sont des opposés.

Où l’un demeure, l’autre ne peut pas être;

où l’un va, l’autre disparaît.

Ainsi le souvenir de Dieu est-il obscurci

dans les esprits qui sont devenus le champ de bataille des illusions.

Or bien au-delà de cette guerre insensée, il brille,

prêt à revenir en ta mémoire

quand tu te ranges avec la paix.

UCEM – T-23.I.1

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

La totalité du Royaume

Un Cours En Miracles – Chapitre 7 LES DONS DU ROYAUME T-7.VII

1.  Chaque fois que tu nies à un frère une bénédiction, c’est toi qui te sentiras privé de quelque chose, parce que le déni est aussi total que l’amour. Il est aussi impossible de nier quelque chose à une partie de la Filialité que de l’aimer en partie.

Il n’est pas possible non plus de l’aimer totalement par moments.

Tu ne peux pas t’engager totalement parfois.

Le déni n’a aucun pouvoir en soi, mais tu peux lui donner le pouvoir de ton esprit, dont le pouvoir est sans limites.

Si tu l’utilises pour nier la réalité, la réalité a disparu pour toi. La réalité ne peut pas être appréciée partiellement.

C’est pourquoi en nier n’importe quelle partie signifie que tu as perdu conscience de toute la réalité. Or le déni est une défense, et il est donc capable d’être utilisé positivement aussi bien que négativement. Utilisé négativement, il sera destructeur, parce qu’il sera utilisé pour l’attaque. Mais au service du Saint-Esprit, il peut t’aider à reconnaître une partie de la réalité, et ainsi à l’apprécier tout entière.

L’esprit est trop puissant pour être sujet à l’exclusion.

Tu ne seras jamais capable de t’exclure toi-même de tes pensées.

2.  Lorsqu’un frère agit de manière insane, il t’offre une occasion de le bénir. Son besoin est le tien. Tu as besoin de la bénédiction que tu peux lui offrir. Il n’y a pas moyen pour toi de l’avoir, sauf en la donnant. Telle est la loi de Dieu, et elle n’a pas d’exceptions.

Ce que tu nies te manque, non pas parce que cela est manquant mais parce que tu l’as nié en autrui et tu n’en as donc pas conscience en toi.

Chacune de tes réponses est déterminée par ce que tu penses être, et ce que tu veux être est ce que tu penses être. Ce que tu veux être, donc, doit déterminer chacune de tes réponses.

3.  Tu n’as pas besoin de la bénédiction de Dieu parce que tu l’as pour toujours, mais tu as besoin de la tienne.

L’ego se fait de toi une image de privation, sans amour et vulnérable.

Tu ne peux pas aimer cela. Or tu peux très facilement échapper à cette image en la laissant derrière toi.

Tu n’es pas là et ce n’est pas toi. Ne vois cette image en personne, sinon tu l’as acceptée comme toi. Toutes les illusions sur la Filialité sont dissipées ensemble, comme elles ont été faites ensemble.

N’enseigne à personne qu’il est ce que tu ne voudrais pas être. Ton frère est le miroir dans lequel tu vois l’image de toi-même aussi longtemps que dure la perception. Et la perception durera jusqu’à ce que la Filialité se connaisse elle-même comme entière. Tu as fait la perception et elle durera aussi longtemps que tu en voudras.

4.  Les illusions sont des investissements. Elles dureront aussi longtemps que tu leur accorderas de la valeur. Les valeurs sont relatives, mais elles sont puissantes parce que ce sont des jugements mentaux. La seule façon de dissiper les illusions, c’est de leur retirer tout investissement; alors elles seront sans vie pour toi parce que tu les auras sorties de ton esprit. Tant que tu les y inclus, tu leur donnes vie. Sauf qu’il n’y a rien là pour recevoir ton don.

5.  Tu as le don de vie pour le donner, parce qu’il t’a été donné. Tu n’as pas conscience de ton don parce que tu ne le donnes pas. Tu ne peux pas faire que rien vive, puisque rien ne peut pas être rendu vivant. Par conséquent, tu n’étends pas le don qui est à la fois ce que tu as et ce que tu es, et ainsi tu ne connais pas ton être. Toute confusion vient de ne pas étendre la vie, parce que cela n’est pas la Volonté de ton Créateur. Tu ne peux rien accomplir à part de Lui, et de fait tu n’accomplis rien à part de Lui.

Continue dans Sa voie pour te souvenir de toi-même, et enseigne Sa voie pour ne pas t’oublier. Ne rends honneur qu’aux Fils du Dieu vivant, et compte toi avec joie parmi eux.

6.  L’honneur est le seul don qui convienne à ceux que Dieu Lui-même a créés dignes d’honneur, et qu’Il honore. Donne-leur de les apprécier comme Dieu toujours les apprécie, parce qu’ils sont Ses Fils bien-aimés qui ont toute Sa faveur. Tu ne peux pas être à part d’eux parce que tu n’es pas à part de Lui.

Repose-toi dans Son amour et protège ton repos en aimant. Mais aime tout ce qu’Il a créé, dont tu fais partie, ou tu ne peux pas apprendre ce qu’est Sa paix ni accepter Son don pour toi-même et comme toi-même. Tu ne peux pas connaître ta propre perfection jusqu’à ce que tu aies honoré tous ceux qui furent créés pareils à toi.

7.  Un enfant de Dieu est le seul enseignant suffisamment digne d’en enseigner un autre. Un seul Enseignant est dans tous les esprits et Il enseigne à tous la même leçon. Il t’enseigne toujours la valeur inestimable de chaque Fils de Dieu, et Il l’enseigne avec une patience infinie née de l’Amour infini pour lequel Il parle. Chaque attaque est un appel à Sa patience, puisque Sa patience peut traduire l’attaque en bénédiction.

Ceux qui attaquent ne connaissent pas qu’ils sont bénis.

Ils attaquent parce qu’ils se croient privés de quelque chose. 

Donne, donc, de ton abondance, et enseigne la leur à tes frères. Ne partage pas leurs illusions de manque, sinon tu te percevras toi-même comme ayant un manque.

8.  L’attaque ne pourrait jamais favoriser l’attaque si tu ne la percevais pas comme un moyen de te priver de quelque chose que tu veux. Or tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur, et donc que tu ne la veuilles pas. Pour cette raison tu as le sentiment d’en être privé, et en projetant ton propre rejet tu crois alors que les autres te l’enlèvent. Tu dois avoir peur si tu crois que ton frère t’attaque pour t’arracher le Royaume des Cieux. En définitive, toute projection de l’ego a cela pour base.

9.  Étant la partie de ton esprit qui ne croit pas être responsable d’elle-même, et étant sans allégeance envers Dieu, l’ego est incapable de confiance. Projetant sa croyance insane que tu as trahi ton Créateur, il croit que tes frères, qui en sont aussi incapables que toi, cherchent à t’enlever Dieu. Chaque fois qu’un frère en attaque un autre, c’est ce qu’il croit. La projection voit tes propres souhaits en autrui. Si tu choisis de te séparer de Dieu, c’est ce que tu penseras que les autres te font.

10.  Tu es la Volonté de Dieu. N’accepte rien d’autre pour ta volonté, sinon tu nies ce que tu es.

Nie cela et tu attaqueras, croyant avoir été attaqué. Mais vois en toi l’Amour de Dieu et tu le verras partout parce qu’Il est partout.

Vois en tous Son abondance et tu connaîtras que tu es en Lui avec eux.

Ils font partie de toi, comme tu fais partie de Dieu. Tu es aussi seul quand tu ne comprends pas cela que Dieu Lui-même est seul quand Ses Fils ne Le connaissent pas. La paix de Dieu, c’est de comprendre cela. Il y a une seule voie qui mène hors de la pensée du monde, comme il y avait une seule voie pour y entrer. Comprends totalement en comprenant la totalité.

11.  Perçois n’importe quelle partie du système de pensée de l’ego comme entièrement insane, entièrement délirante et entièrement indésirable, et tu l’évalues correctement tout entier.

Cette correction te permet de percevoir n’importe quelle partie de la création comme entièrement réelle, entièrement parfaite et entièrement désirable.

Ne voulant que cela, tu n’auras que cela, et ne donnant que cela, tu ne seras que cela.

Les dons que tu offres à l’ego sont toujours ressentis comme des sacrifices, mais les dons que tu offres au Royaume sont des dons que tu t’offres à toi-même.

Ils seront toujours précieux pour Dieu parce qu’ils appartiennent à Ses Fils bien-aimés, qui Lui appartiennent.

À toi appartiennent toute puissance et toute gloire,

parce qu’à Lui appartient le Royaume.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

Perception versus connaissance

Nous avons insisté sur la perception et nous avons très peu parlé jusqu’à présent de la connaissance. C’est que la perception doit être redressée avant que tu puisses connaître quoi que ce soit.

Connaître, c’est être certain. L’incertitude signifie que tu ne connais pas.

La connaissance est pouvoir parce qu’elle est certaine, et la certitude est force. La perception est temporaire. En tant qu’attribut de la croyance en l’espace et le temps, elle est sujette soit à la peur ou à l’amour. Les malperceptions produisent la peur et les perceptions vraies encouragent l’amour, mais aucune n’apporte de certitude parce que toute perception varie. Voilà pourquoi ce n’est pas la connaissance.

La perception vraie est la base de la connaissance, mais connaître est l’affirmation de la vérité et par-delà toute perception.


Toutes tes difficultés viennent du fait que tu ne te reconnais pas toi-même, ni ton frère ni Dieu.

Reconnaître signifie « connaître de nouveau » et cela implique que tu as connu jadis. Tu peux voir de multiples façons parce que la perception comporte une interprétation, ce qui signifie qu’elle n’est ni entière ni constante. Le miracle, qui est une façon de percevoir, n’est pas la connaissance. C’est la réponse juste à une question, mais tu ne poses pas de question quand tu connais.

Pour défaire les illusions, la première étape est de les mettre en question.

Le miracle, ou la réponse juste, les corrige. Puisque les perceptions changent, il est évident qu’elles dépendent du temps. Comment tu perçois à n’importe quel moment détermine ce que tu fais, et les actions doivent se produire dans le temps. La connaissance est intemporelle, parce que la certitude ne peut être mise en question.

Tu connais quand tu as cessé de poser des questions.

L’esprit interrogateur se perçoit dans le temps et cherche donc des réponses futures. L’esprit fermé croit que le futur et le présent seront pareils. Cela établit un état qui en apparence est stable et qui habituellement est une tentative pour contrebalancer la peur sous-jacente que le futur sera pire que le présent. Cette peur inhibe la tendance même à poser des questions.

La vraie vision est la perception naturelle de la vue spirituelle, mais c’est encore une correction plutôt qu’un fait. La vue spirituelle est symbolique; ce n’est donc pas un mécanisme pour connaître. C’est toutefois un moyen de perception juste, ce qui la fait entrer dans le domaine du miracle proprement dit. Une « vision de Dieu » serait un miracle plutôt qu’une révélation. Le simple fait qu’elle implique la perception retire l’expérience du champ de la connaissance. C’est pourquoi les visions, si saintes qu’elles soient, ne durent pas.

La Bible te dit de te connaître toi-même, ou d’être certain. La certitude est toujours de Dieu. Quand tu aimes quelqu’un, tu l’as perçu tel qu’il est et cela te permet de le connaître. Tant que tu ne l’as pas d’abord perçu tel qu’il est, tu ne peux pas le connaître.

Aussi longtemps que tu poses des questions à son sujet, tu laisses entendre clairement que tu ne connais pas Dieu.

La certitude ne requiert pas l’action. Quand tu dis que tu te bases sur la connaissance pour agir, en fait tu confonds connaissance et perception. La connaissance procure la force nécessaire à la pensée créatrice mais non à l’action juste. La perception, les miracles et l’action sont étroitement reliés. La connaissance est le résultat de la révélation, et elle n’induit que la pensée. Même sous sa forme la plus spiritualisée, la perception implique le corps. La connaissance vient de l’autel au-dedans et elle est intemporelle parce qu’elle est certaine. Percevoir la vérité, ce n’est pas la même chose que la connaître.

La perception juste est d’abord nécessaire afin que Dieu puisse communiquer directement avec Ses autels, qu’Il a établis en Ses Fils.

Là Il peut communiquer Sa certitude, et Sa connaissance apportera la paix sans aucune question. Dieu n’est pas un étranger pour Ses Fils et Ses Fils ne sont pas des étrangers les uns pour les autres. La connaissance a précédé à la fois la perception et le temps et c’est elle qui à la fin les remplacera. Voilà la signification réelle de « l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin » et : « Avant qu’Abraham fût, je suis. »

La perception peut et doit être stabilisée, mais la connaissance est stable. « Crains Dieu et observe Ses commandements » devient :

« Connais Dieu et accepte Sa certitude. »

Si tu attaques l’erreur en autrui, c’est toi-même que tu blesseras. Tu ne peux pas connaître ton frère quand tu l’attaques. C’est toujours un étranger qui est attaqué. Tu fais de lui un étranger en le malpercevant, et ainsi tu ne peux pas le connaître. C’est parce que tu as fait de lui un étranger que tu as peur de lui. Perçois-le correctement afin de pouvoir le connaître.

Il n’y a pas d’étrangers dans la création de Dieu.

Pour créer comme Il a créé, tu ne peux créer que ce que tu connais et donc acceptes pour tien. Dieu connaît Ses enfants avec une parfaite certitude. Il les a créés en les connaissant. Il les reconnaît parfaitement.

Quand ils ne se reconnaissent pas les uns les autres, ils ne Le reconnaissent pas.

UCEM – Chapitre 3 – LA PERCEPTION INNOCENTE – T-3.III.1:1 (pages 42-44)