XI. Noël comme la fin du sacrifice

UCEM – Textes Chapitre 15

1. Ne crains pas de reconnaître que toute l’idée de sacrifice est faite uniquement par toi. 2 Et ne cherche pas la sécurité en tentant de te protéger de là où elle n’est pas. 3 Tes frères et ton Père sont devenus très apeurants pour toi. 4 Et tu voudrais marchander avec eux pour quelques relations particulières, dans lesquelles tu penses voir quelques miettes de sécurité. 5 Ne cherche pas plus longtemps à garder à part tes pensées et la Pensée qui t’a été donnée. 6 Lorsqu’elles sont mises ensemble et perçues là où elles sont, le choix à faire entre elles n’est rien de plus qu’un doux éveil, aussi simple que d’ouvrir les yeux à la lumière du jour quand tu n’as plus besoin de sommeil.

2. Le signe de Noël est une étoile, une lumière dans les ténèbres. 2 Ne la vois pas à l’extérieur de toi mais brillant dans le Ciel au-dedans, et accepte-la comme le signe que le temps du Christ est venu. 3 Il vient, en n’exigeant rien. 4 Nul sacrifice d’aucune sorte n’est exigé par Lui de qui que ce soit. 5 En Sa Présence toute l’idée de sacrifice perd toute signification. 6 Car Il est l’Hôte de Dieu. 7 Et tu as seulement besoin de L’inviter, Celui Qui est déjà là, en reconnaissant que Son Hôte est Un et qu’aucune pensée étrangère à Son Unité ne peut demeurer là avec Lui. 8 Pour L’accueillir, l’amour doit être total, car la Présence de la Sainteté crée la sainteté qui l’entoure. 9 Nulle peur ne peut toucher l’Hôte qui berce Dieu au temps du Christ, car l’Hôte est aussi saint que l’Innocence parfaite qu’Il protège, et Dont le pouvoir Le protège.

3. En ce Noël, donne au Saint-Esprit tout ce qui te blesse. 2 Laisse-toi être complètement guéri afin que tu puisses te joindre à Lui dans la guérison, et célébrons notre délivrance ensemble en délivrant chacun avec nous. 3 Ne laisse rien derrière, car la délivrance est totale, et quand tu l’auras acceptée avec moi, tu la donneras avec moi. 4 Toute douleur, tout sacrifice et toute petitesse disparaîtront dans notre relation, qui est aussi innocente que notre relation avec notre Père, et aussi puissante. 5 La douleur nous sera portée et disparaîtra en notre présence, et sans douleur il ne peut y avoir de sacrifice. 6 Et sans sacrifice il doit y avoir l’amour.

4. Toi qui crois que le sacrifice est amour, tu dois apprendre que le sacrifice est la séparation d’avec l’amour. 2 Car le sacrifice apporte la culpabilité aussi sûrement que l’amour apporte la paix. 3 La culpabilité est la condition du sacrifice, comme la paix est la condition pour prendre conscience de ta relation avec Dieu. 4 Par la culpabilité tu exclus ton Père et tes frères de toi-même. 5 Par la paix tu les invites à revenir, te rendant compte qu’ils sont là où ton invitation les enjoint d’être. 6 Ce que tu exclus de toi-même semble apeurant, car tu le revêts de la peur et tu essaies de le chasser, bien qu’il fasse partie de toi. 7 Qui peut percevoir une partie de lui-même comme répugnante et vivre en paix en lui-même? 8 Et qui peut tenter de résoudre le «conflit» du Ciel et de l’enfer en lui en chassant le Ciel et en lui donnant les attributs de l’enfer, sans éprouver un sentiment d’incomplétude et de solitude?

5. Aussi longtemps que tu perçois le corps comme ta réalité, aussi longtemps tu te perçois toi-même comme étant seul et privé de quelque chose. 2 Et aussi longtemps tu te percevras comme une victime du sacrifice, cela justifiant que tu en sacrifies d’autres. 3 Car qui pourrait repousser le Ciel et son Créateur sans un sentiment de sacrifice et de perte? 4 Et qui pourrait subir le sacrifice et la perte sans tenter de se rétablir lui-même? 5 Or comment pourrais-tu accomplir cela toi-même, quand la base de tes tentatives est la croyance en la réalité de la privation? 6 La privation engendre l’attaque, étant la croyance que l’attaque est justifiée. 7 Et aussi longtemps que tu voudrais conserver la privation, l’attaque devient le salut et le sacrifice devient l’amour.

6. C’est ainsi que, dans toutes tes quêtes d’amour, tu cherches et trouves le sacrifice. 2 Or tu ne trouves pas l’amour. 3 Il est impossible de nier ce qu’est l’amour et de le reconnaître encore. 4 La signification de l’amour réside dans ce que tu as chassé à l’extérieur de toi, et il n’a pas de signification à part de toi. 5 C’est ce que tu préfères garder qui n’a pas de signification, alors que tout ce que tu voudrais tenir à l’écart contient toute la signification de l’univers, et assure la cohésion de l’univers dans sa signification. 6 Si l’univers n’était pas joint en toi, il serait à part de Dieu; et être sans Lui, c’est être sans signification.

7. Dans l’instant saint la condition de l’amour est remplie, car les esprits sont joints sans l’interférence du corps, et là où est la communication, là est la paix. 2 Le Prince de la Paix est né pour rétablir la condition de l’amour en enseignant que la communication reste ininterrompue même si le corps est détruit, pourvu que tu ne voies pas le corps comme le moyen nécessaire à la communication. 3 Et si tu comprends cette leçon, tu te rendras compte que sacrifier le corps, c’est sacrifier rien; et la communication, qui doit être de l’esprit, ne peut pas être sacrifiée. 4 Où, donc, est le sacrifice? 5 La leçon que je suis né pour enseigner, et que je voudrais encore enseigner à tous mes frères, c’est que le sacrifice n’est nulle part et que l’amour est partout. 6 Car la communication embrasse tout; et dans la paix qu’elle rétablit, l’amour vient de lui-même.

8. Ne laisse aucun désespoir assombrir la joie de Noël, car le temps du Christ est in-signifiant à part de la joie. 2 Joignons-nous dans la célébration de la paix en n’exigeant aucun sacrifice de personne, car c’est ainsi que tu m’offres l’amour que je t’offre. 3 Que peut-il y avoir de plus joyeux que de percevoir que nous ne sommes privés de rien? 4 Tel est le message du temps du Christ, que je te donne pour que tu puisses le donner et le retourner au Père, Qui me l’a donné. 5 Car au temps du Christ, la communication est rétablie, et Il Se joint à nous pour célébrer la création de Son Fils.

9. Dieu rend grâce à l’hôte saint qui voudrait Le recevoir et qui Le laisse entrer et demeurer là où Il voudrait être. 2 Et par ton accueil Il t’accueille en Lui-même, car ce qui est contenu en toi qui L’accueilles Lui est retourné. 3 Et nous ne faisons que célébrer Son Entièreté quand nous L’accueillons en nous-mêmes. 4 Ceux qui reçoivent le Père ne font qu’un avec Lui, étant l’hôte de Celui Qui les a créés. 5 Et quand ils Lui permettent d’entrer, le souvenir du Père entre avec Lui, et avec Lui ils se souviennent de la seule relation qu’ils aient jamais eue, et qu’ils veuillent jamais avoir.

10. Voici le temps où une nouvelle année naîtra bientôt du temps du Christ. 2 J’ai une parfaite confiance en toi pour faire tout ce que tu voudrais accomplir. 3 Rien ne manquera, et tu rendras complet et ne détruiras pas. 4 Dis, donc, à ton frère :

5 Je te donne au Saint-Esprit comme partie de moi-même.
6 Je connais que tu seras délivré, à moins que je ne veuille t’utiliser pour m’emprisonner moi-même.
7 Au nom de ma liberté, je choisis ta délivrance,
parce que je reconnais que nous serons délivrés ensemble.

 8 Ainsi l’année commencera dans la joie et la liberté. 9 Il y a beaucoup à faire et nous avons été longtemps retardés. 10 Accepte l’instant saint en cette année naissante, et prends ta place, si longtemps laissée non remplie, dans le Grand Éveil. 11 Rends cette année différente en faisant que tout soit pareil. 12 Et laisse toutes tes relations être rendues saintes pour toi. 13 Telle est notre volonté. 14 Amen.

UCEM – T.15.XI

Leçon 73

Je veux que la lumière soit.

https://lecons.acim.org/fr/chapters/lesson-73

1. Aujourd’hui nous considérons la volonté que tu partages avec Dieu. 2Ce n’est pas la même chose que les vains souhaits de l’ego, d’où surgissent les ténèbres et le néant. 3La volonté que tu partages avec Dieu a tout le pouvoir de la création en elle. 4Les vains souhaits de l’ego ne sont pas partagés, donc ils n’ont pas du tout de pouvoir. 5Ses souhaits ne sont pas vains en ce sens qu’ils peuvent faire un monde d’illusions dans lequel tu peux croire très fort. 6Mais ils sont certes vains en ce qui concerne la création. 7Ils ne font rien qui soit réel.

2. Les vains souhaits et les rancœurs sont partenaires, ou co-faiseurs, dans la représentation du monde que tu vois. 2Les souhaits de l’ego l’ont fait surgir, et les rancœurs, dont l’ego a besoin, qui lui sont nécessaires pour le maintenir, le peuplent de figures qui semblent t’attaquer et réclamer un «juste» jugement. 3Ces figures deviennent les intermédiaires que l’ego emploie pour faire le trafic des rancœurs. 4Ils se dressent entre ta conscience et la réalité de tes frères. 5En les voyant, tu ne connais ni tes frères ni ton Soi.

3. Ta volonté est perdue pour toi dans ce troc étrange, où la culpabilité est échangée de main en main et où les rancœurs augmentent avec chaque échange. 2Est-ce qu’un tel monde peut avoir été créé par la Volonté que le Fils de Dieu partage avec son Père? 3Dieu a-t-Il créé le désastre pour Son Fils? 4La création est la Volonté des Deux ensemble. 5Dieu créerait-Il un monde qui Le tue Lui-même?

4. Aujourd’hui nous allons essayer une fois de plus d’atteindre le monde qui est en accord avec ta volonté. 2La lumière est en lui parce qu’il ne s’oppose pas à la Volonté de Dieu. 3Ce n’est pas le Ciel, mais la lumière du Ciel luit sur lui. 4Les ténèbres ont disparu. 5Les vains souhaits de l’ego en ont été retirés. 6Or la lumière qui luit sur ce monde reflète ta volonté, et ce doit donc être en toi que nous la chercherons.

5. Ton image du monde ne peut que refléter ce qui est au-dedans. 2Ni la source de la lumière ni celle des ténèbres ne peuvent se trouver au-dehors. 3Les rancœurs enténèbrent ton esprit et tu regardes un monde enténébré. 4Le pardon lève les ténèbres, réaffirme ta volonté et te laisse voir un monde de lumière. 5Nous avons souligné à maintes reprises que la barrière des rancœurs est facile à franchir et qu’elle ne peut se dresser entre toi et ton salut. 6La raison en est très simple. 7Veux-tu réellement être en enfer? 8Veux-tu réellement pleurer, souffrir et mourir?

6. Oublie les arguments de l’ego qui cherchent à prouver que tout cela est réellement le Ciel. 2Tu sais qu’il n’en est rien. 3Tu ne peux pas vouloir cela pour toi-même. 4Il est un point au-delà duquel les illusions ne peuvent aller. 5Souffrir n’est pas le bonheur, et c’est le bonheur que tu veux réellement. 6Telle est ta volonté en vérité. 7Ainsi le salut est-il aussi ta volonté. 8Tu veux réussir dans ce que nous essayons de faire aujourd’hui. 9Nous l’entreprenons avec ta bénédiction et ton accord joyeux.

7. Nous réussirons aujourd’hui si tu te souviens que tu veux le salut pour toi-même. 2Tu veux accepter le plan de Dieu parce que tu y participes. 3Tu n’as pas de volonté qui puisse réellement s’y opposer et tu ne veux pas le faire. 4Le salut est pour toi. 5Par-dessus tout, tu veux la liberté de te rappeler Qui tu es réellement. 6Aujourd’hui c’est l’ego qui se tient impuissant devant ta volonté. 7Ta volonté est libre et rien ne saurait prévaloir contre elle.

8. Par conséquent, nous entreprenons les exercices d’aujourd’hui avec une confiance heureuse, certains de trouver ce que tu as pour volonté de trouver, et de nous rappeler ce que tu as pour volonté de te rappeler. 2Nul vain souhait ne peut nous retenir ni nous tromper par une illusion de force. 3Aujourd’hui, laisse ta volonté être faite et mets fin à jamais à l’insane croyance que c’est l’enfer à la place du Ciel que tu choisis.

9. Nous commencerons nos périodes d’exercice plus longues en reconnaissant que le plan de Dieu pour le salut, et le Sien seul, est entièrement en accord avec ta volonté. 2Ce n’est pas le but d’un pouvoir étranger qui t’est imposé contre ton gré. 3C’est le seul but ici sur lequel toi et ton Père êtes en parfait accord. 4Tu réussiras aujourd’hui, moment choisi pour la délivrance du Fils de Dieu de l’enfer et de tout vain souhait. 5Sa volonté est maintenant rendue à sa conscience. 6Il est désireux en ce jour même de voir la lumière en lui et d’être sauvé.

10. Après t’être rappelé cela, et t’être déterminé à garder ta volonté clairement à l’esprit, dis-toi avec une douce fermeté et une certitude tranquille:

2Je veux que la lumière soit. 3Laisse-moi voir la lumière qui reflète la Volonté de Dieu et la mienne.

4Puis laisse ta volonté s’affirmer, jointe au pouvoir de Dieu et unie à ton Soi. 5Mets le reste de la période d’exercice sous Leur direction. 6Joins-toi à Eux, Qui te guident dans la voie.

11. Pendant les périodes d’exercice plus courtes, déclare à nouveau ce que tu veux réellement. 2Dis:

3Je veux que la lumière soit. 4Les ténèbres ne sont pas ma volonté.

5Cela devrait être répété plusieurs fois par heure. 6Il est très important, toutefois, d’appliquer immédiatement l’idée d’aujourd’hui sous cette forme si tu es tenté d’avoir quelque rancœur que ce soit. 7Cela t’aidera à lâcher prise de tes rancœurs, au lieu de les chérir et de les cacher dans les ténèbres.

LA GUERRE CONTRE TOI-MÊME

UCEM – Chapitre 23

Introduction

– 1 –

Ne vois-tu pas que l’opposé de la fragilité et de la faiblesse est l’impeccabilité? 2 L’innocence est force, et rien d’autre n’est fort. 3 Ceux qui sont sans péché ne peuvent avoir peur, car toute espèce de péché est faiblesse. 4 La démonstration de force dont l’attaque voudrait se servir pour couvrir la fragilité ne la dissimule pas, car comment l’irréel peut-il être caché?

5 Nul n’est fort qui a un ennemi, et nul ne peut attaquer à moins de penser en avoir un.

6 La croyance aux ennemis est donc croyance en la faiblesse, et ce qui est faible n’est pas la Volonté de Dieu. 7 Lui étant opposé, c’est l’«ennemi» de Dieu. 8 Et Dieu est craint comme une volonté qui s’oppose.

– 2 –

Comme elle devient étrange, en effet, cette guerre contre toi-même! 2 Tu croiras que tout ce que tu utilises pour le péché peut te blesser et devenir ton ennemi. 3 Et tu le combattras et tenteras de l’affaiblir à cause de cela; et tu penseras avoir réussi, puis tu attaqueras encore. 4 Il est aussi certain que tu craindras ce que tu attaques qu’il est sûr que tu aimeras ce que tu perçois comme étant sans péché.

5 Il marche en paix, celui qui suit sans péché la voie que lui montre l’amour.

6 Car là l’amour marche avec lui, le protégeant de la peur. 7 Et il verra seulement ceux qui sont sans péché, qui ne peuvent attaquer.

– 3 –

Va dans la gloire, la tête haute, et ne crains aucun mal.

2 Les innocents sont en sécurité parce qu’ils partagent leur innocence. 3 Rien de ce qu’ils voient n’est nuisible, car la conscience qu’ils ont de la vérité délivre toutes choses de l’illusion qu’elles sont nuisibles. 4 Et ce qui semblait nuisible resplendit maintenant dans leur innocence, délivré du péché et de la peur et rendu avec bonheur à l’amour. 5 Ils partagent la force de l’amour parce qu’ils ont regardé l’innocence. 6 Et chaque erreur a disparu, parce qu’ils ne l’ont pas vue. 7 Qui cherche la gloire, la trouve où elle est. 8 Où pourrait-elle être, si ce n’est dans les innocents?

– 4 –

Ne laisse pas les petits interférents te tirer vers la petitesse.

2 Il ne peut y avoir d’attraction de la culpabilité dans l’innocence. 3 Vois le monde heureux dans lequel tu marches, avec la vérité à tes côtés! 4 N’abandonne pas ce monde de liberté pour un petit soupir de semblant de péché, ni pour un tout petit remous de l’attraction de la culpabilité. 5 Voudrais-tu, pour toutes ces distractions in-signifiantes, mettre le Ciel de côté? 6 Ta destinée et ton but sont bien au-delà, dans le lieu propre où la petitesse n’existe pas. 7 Ton but est en désaccord avec toute espèce de petitesse. 8 Ainsi est-il en désaccord avec le péché.

– 5 –

Ne laissons pas la petitesse induire le Fils de Dieu en tentation.

2 Sa gloire est au-delà, incommensurable et intemporelle comme l’éternité. 3 Ne laisse pas le temps faire intrusion dans la vue que tu as de lui. 4 Ne le laisse pas effrayé et seul en sa tentation, mais aide-le à s’élever au-dessus d’elle et à percevoir la lumière dont il fait partie. 5 Ton innocence éclairera la voie vers la sienne; et la tienne ainsi est protégée et gardée en ta conscience. 6 Car qui peut connaître sa gloire, et percevoir le petit et le faible autour de lui? 7 Qui peut aller tremblant dans un monde effrayant, et se rendre compte que la gloire du Ciel luit sur lui?

– 6 –

Il n’y a rien autour de toi qui ne fasse partie de toi.

2 Regarde tout avec amour et vois-y la lumière du Ciel. 3 Ainsi tu en viendras à comprendre tout ce qui t’est donné. 4 Par le doux pardon, le monde brillera et étincellera, et tout ce qu’autrefois tu pensais pécheur sera maintenant réinterprété comme faisant partie du Ciel. 5 Comme c’est beau de marcher, propre, rédimé et heureux, de par un monde qui a grand besoin de la rédemption que ton innocence lui accorde! 6 À quoi peux-tu accorder plus de valeur qu’à cela? 7 Car ici sont ton salut et ta liberté. 8 Et ils doivent être complets si tu veux les reconnaître.

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5. Qu’est-ce que le corps?

UCEM – Instruction 5 – Leçons du jour – Partie II

1. Le corps est une clôture

que le Fils de Dieu imagine avoir bâtie pour séparer des parties de son Soi d’avec d’autres parties.

C’est à l’intérieur de cette clôture qu’il pense vivre, pour mourir quand elle pourrit et s’effondre.

Car à l’intérieur de cette clôture il pense qu’il est à l’abri de l’amour.

S’identifiant avec sa sécurité, il se considère lui-même comme étant ce qu’est sa sécurité.

Autrement,

comment pourrait-il être certain qu’il demeure dans un corps,

gardant l’amour à l’extérieur?

2. Le corps ne restera pas.

Or il voit cela comme une double sécurité.

Car l’impermanence du Fils de Dieu est la «preuve» que ses clôtures marchent et qu’elles accomplissent la tâche que son esprit leur assigne.

Car si son unité demeurait encore intouchée,

  • qui pourrait attaquer et qui pourrait être attaqué?
  • Qui pourrait être vainqueur?
  • Qui pourrait être sa proie?
  • Qui pourrait être victime?
  • Et qui le meurtrier?

Et s’il ne mourait pas,

  • quelle «preuve» y aurait-il que le Fils éternel de Dieu peut être détruit?

3. Le corps est un rêve.

Comme les autres rêves, il semble parfois représenter le bonheur mais il peut aussi très soudainement virer à la peur, où naît chaque rêve.

Car seul l’amour crée en vérité et la vérité ne peut jamais avoir peur.

Fait pour être apeurant, le corps doit remplir le but qui lui est donné. Mais nous pouvons changer le but auquel le corps obéira en changeant ce à quoi nous pensons qu’il sert.

4. Le corps est le moyen par lequel le Fils de Dieu revient à la santé d’esprit.

Bien qu’il ait été fait pour le clôturer en enfer sans évasion possible, le but du Ciel a pourtant été échangé contre la poursuite de l’enfer.

Le Fils de Dieu tend la main pour atteindre son frère et l’aider à parcourir la route avec lui.

Maintenant le corps est saint.

Maintenant il sert à guérir l’esprit qu’il a été fait pour tuer.

5. Tu t’identifieras à ce en quoi tu te penses en sécurité.
Quoi que cela puisse être, tu croiras que cela ne fait qu’un avec toi.
Ta sécurité réside dans la vérité et non dans les mensonges.
L’amour est ta sécurité.
La peur n’existe pas.
Identifie-toi à l’amour, et tu es en sécurité.
Identifie-toi à l’amour,
et tu es chez toi.
Identifie-toi à l’amour,
et trouve ton Soi.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

https://lecons.acim.org/fr/chapters/what-is-5

Ce ne peut être que moi que je crucifie.

UCEM – Leçon 196

1. Quand cela sera fermement compris et gardé en pleine conscience,

  • tu ne tenteras pas de te nuire à toi-même
  • ni de rendre ton corps esclave de la vengeance.
  • Tu ne t’attaqueras pas
  • et tu te rendras compte qu’attaquer autrui n’est que t’attaquer toi-même.
  • Tu seras libre de l’insane croyance que d’attaquer ton frère te sauve.
  • Et tu comprendras que sa sécurité est la tienne,
  • et que dans sa guérison tu es guéri.

2. Tu ne comprendras peut-être pas au début comment la miséricorde, illimitée et tenant toutes choses sous sa sûre protection, peut se trouver dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui.

De fait, elle peut sembler être le signe que la punition est à jamais inéluctable parce que l’ego, sous ce qu’il considère comme une menace, est prompt à citer la vérité pour sauver ses mensonges. Or il doit manquer de comprendre la vérité qu’il utilise ainsi.

Mais tu peux apprendre à voir ces sottes applications et nier la signification qu’elles semblent avoir.

3. Ainsi tu enseignes aussi à ton esprit que tu n’es pas un ego.

Car les façons dont l’ego voudrait distordre la vérité ne te tromperont plus.

Tu ne croiras pas que tu es un corps à crucifier.

Et tu verras dans l’idée d’aujourd’hui la lumière de la résurrection,

regardant passé toutes les pensées de crucifixion et de mort,

vers les pensées de libération et de vie.

4. L’idée d’aujourd’hui est un pas que nous faisons en nous dirigeant de l’esclavage vers l’état de parfaite liberté.

Faisons ce pas aujourd’hui, pour aller vite dans la voie que le salut nous montre,

chaque pas venant à sa place désignée
au fur et à mesure que l’esprit renonce à ses fardeaux l’un après l’autre.

Ce n’est pas de temps dont nous avons besoin pour cela.

C’est seulement de désir.

Car ce qui semblerait devoir prendre un millier d’années peut aisément se faire en un seul instant par la grâce de Dieu.

5. La pensée lugubre et désespérée que tu peux en attaquer d’autres et y échapper toi-même t’a cloué sur la croix.

Peut-être semblait-elle être le salut.

Or elle représentait simplement la croyance que la peur de Dieu est réelle.

  • Et qu’est-ce que cela, sinon l’enfer?
  • Qui pourrait croire que son Père
    • est son ennemi mortel,
    • séparé de lui,
    • attendant le moment pour détruire sa vie et l’effacer de l’univers,
    • sans avoir au cœur la peur de l’enfer?

6. Telle est la forme de folie à laquelle tu crois, si tu acceptes la pensée apeurante que tu peux en attaquer un autre et être libre toi-même.

  • Jusqu’à ce que cette forme soit changée, il n’y a pas d’espoir.
  • Jusqu’à ce que tu voies que cela, au moins, doit être entièrement impossible,
    • comment pourrait-il y avoir évasion?
  • La peur de Dieu est réelle pour quiconque pense que cette pensée est vraie.
  • Et il n’en percevra pas la sottise, ou ne verra même pas qu’elle est là,
    • ce qui lui permettrait de la remettre en question.

7. Pour la remettre le moindrement en question,

il faut d’abord que la forme en soit changée au moins assez pour permettre que la peur de la riposte s’apaise, et que la responsabilité te soit rendue dans une certaine mesure.

À partir de là, tu peux au moins considérer si tu veux suivre cette voie douloureuse. Jusqu’à ce que ce changement ait été accompli, tu ne peux pas percevoir que ce sont seulement tes pensées qui t’apportent la peur, et que ta délivrance dépend de toi.

8. Nos prochains pas seront faciles, si tu fais celui-là aujourd’hui. À partir de là nous avançons assez rapidement.

Car une fois que tu comprends qu’il est impossible que tu sois blessé, sauf par tes propres pensées, la peur de Dieu doit disparaître.

Tu ne peux pas croire alors que la peur est causée au-dehors.

Et Dieu, Que tu avais pensé bannir, peut à nouveau être accueilli

au-dedans de l’esprit saint qu’Il n’a jamais quitté.

9. Il est certainement possible d’entendre le chant du salut dans l’idée que nous pratiquons aujourd’hui. Si ce ne peut être que toi que tu crucifies, tu n’as pas blessé le monde et tu n’as pas besoin de craindre sa vengeance et sa poursuite. Tu n’as pas besoin non plus de te cacher dans la terreur de la peur mortelle de Dieu derrière laquelle la projection se dissimule.

La chose que tu crains le plus est ton salut.

Tu es fort, et c’est la force que tu veux.

Et tu es libre, et content de la liberté.

Tu as cherché à être à la fois faible et lié,

parce que tu craignais ta force et ta liberté.

Or le salut réside en elles.

10. Il y a un instant où la terreur semble saisir ton esprit si entièrement qu’il semble n’y avoir aucun espoir d’évasion.

Quand tu te rends compte, une fois pour toutes, que c’est de toi dont tu as peur, l’esprit se perçoit lui-même divisé.

Et cela était dissimulé tant que tu croyais que l’attaque pouvait être dirigée vers l’extérieur, puis retournée de l’extérieur vers l’intérieur. Il semblait que c’était un ennemi au-dehors que tu avais à craindre. Ainsi un dieu au-dehors de toi devint ton ennemi mortel et la source de la peur.

11. Maintenant, pour un instant, un meurtrier est perçu au-dedans de toi, désirant ardemment ta mort, tramant contre toi des punitions jusqu’au moment où il peut enfin tuer.

Or en cet instant est aussi le moment où vient le salut. Car la peur de Dieu a disparu.

Et tu peux Lui faire appel pour qu’Il te sauve des illusions par Son Amour,

en L’appelant Père et toi-même Son Fils.

Prie pour que cet instant soit proche, aujourd’hui.

Éloigne-toi de la peur et avance vers l’amour.

12. Il n’est pas une Pensée de Dieu qui n’aille avec toi pour t’aider à atteindre cet instant, et vite aller au-delà, sûrement et pour toujours. Quand la peur de Dieu a disparu, il n’y a plus d’obstacles qui restent encore entre toi et la sainte paix de Dieu. Comme elle est douce et miséricordieuse l’idée que nous pratiquons! Accueille-la, comme tu le dois, car elle est ta délivrance.

Ce n’est certes que toi que ton esprit peut essayer de crucifier.

Or ta rédemption aussi viendra de toi.

https://lecons.acim.org/fr/chapters/lesson-196

Le salut est ma seule fonction ici.

UCEM – Leçon 99

1. Le salut et le pardon sont les mêmes.

Ils impliquent tous les deux que

  • quelque chose ne va pas;
  • quelque chose dont il faut être sauvé, pardonné;
  • quelque chose de travers qui a besoin d’un changement correcteur;
  • quelque chose d’à part ou de différent de la Volonté de Dieu.

Ainsi les deux termes impliquent une chose impossible qui s’est pourtant produite,

d’où il résulte qu’un état de conflit est perçu
entre ce qui est et ce qui ne pourrait jamais être.

2. La vérité et l’illusion sont égales maintenant, car les deux se sont produites. L’impossible devient la chose pour laquelle tu as besoin de pardon, dont tu as besoin d’être sauvé.

Le salut devient maintenant la zone frontière

entre la vérité et l’illusion .

Il reflète la vérité parce qu’il est le moyen par lequel tu peux échapper des illusions.

Or ce n’est pas encore la vérité parce qu’il défait ce qui n’a jamais été fait.

3. Comment pourrait-il y avoir le moindre lieu de rencontre où la terre et le Ciel puissent être réconciliés dans un esprit où les deux existent ?

L’esprit qui voit des illusions les pense réelles.

Elles ont une existence en ceci qu’elles sont des pensées.

Et pourtant elles ne sont pas réelles, parce que l’esprit qui pense ces pensées est séparé de Dieu.

4. Qu’est-ce qui joint l’esprit et les pensées séparés à l’Esprit et à la Pensée qui sont un à jamais?

  • Quel plan pourrait garder la vérité inviolée, tout en reconnaissant le besoin qu’apportent les illusions, et en offrant les moyens par lesquels elles sont défaites, sans attaque et sans trace de douleur?
  • Que pourrait être ce plan, sinon une Pensée de Dieu par laquelle ce qui n’a jamais été fait passe inaperçu, et les péchés sont oubliés qui n’ont jamais été réels?

5. Le Saint-Esprit tient ce plan de Dieu exactement tel qu’Il a été reçu de Lui dans l’Esprit de Dieu
et
dans le tien.

Il est à part du temps en ceci que sa Source est intemporelle.

Or il opère dans le temps, parce que tu crois que le temps est réel.

Inébranlé, le Saint-Esprit regarde ce que tu vois :

  • le péché,
  • la douleur et
  • la mort,
  • le chagrin,
  • la séparation et
  • la perte.

Or Il connaît qu’une chose doit encore être vraie :

Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.

6. Voilà la Pensée qui

porte les illusions à la vérité, et qui les voit comme des apparences

derrière lesquelles se trouvent l’inchangeable et le sûr.

Voilà la Pensée qui

sauve et qui pardonne,

parce qu’elle ne met aucune foi dans ce qui ne fut pas créé

par la seule Source qu’elle connaisse.

Voilà la Pensée

dont la fonction est de sauver en te donnant la sienne comme ta propre fonction.

Le salut est ta fonction,
avec
Celui à Qui le plan fut donné.

Maintenant ce plan t’est confié à toi, avec Lui.

Il a une seule réponse pour les apparences, indépendamment de leur forme, de leur taille, de leur profondeur ou de n’importe quel attribut qu’elles semblent avoir :

Le salut est ma seule fonction ici.
Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.

7. Toi qui feras encore des miracles, sois sûr de bien t’exercer à l’idée d’aujourd’hui.

Essaie de percevoir la force dans ce que tu dis, car c’est dans ces mots que réside ta liberté.

Ton Père t’aime.

Tout ce monde de douleur n’est pas Sa Volonté.

Pardonne-toi la pensée qu’Il voulait cela pour toi.

Puis laisse la Pensée par laquelle Il a remplacé toutes tes erreurs entrer dans les coins enténébrés de ton esprit, qui a pensé les pensées qui n’ont jamais été Sa Volonté.

8. Cette partie appartient à Dieu, comme le reste. Elle ne pense pas ses pensées solitaires, pour les rendre réelles en les cachant de Lui.

Laisse entrer la lumière,

et tu ne verras aucun obstacle à ce qu’Il veut pour toi.

Ouvre tes secrets à Sa douce lumière,

et vois avec quel éclat cette lumière brille encore en toi.

9. Exerce-toi à Sa Pensée aujourd’hui, et laisse Sa lumière chercher et éclairer tous les coins enténébrés, et les traverser pour les joindre au reste.

  • C’est la Volonté de Dieu que ton esprit ne fasse qu’un avec le Sien.
  • C’est la Volonté de Dieu d’avoir un seul Fils.
  • C’est la Volonté de Dieu que Son seul Fils soit toi.

Réfléchis à ces choses durant les exercices d’aujourd’hui, et commence la leçon que nous apprenons aujourd’hui par cette instruction sur les voies de la vérité:

Le salut est ma seule fonction ici.
Le salut et le pardon sont les mêmes.

Puis tourne-toi vers Celui Qui partage ta fonction ici, et laisse-Le t’enseigner ce que tu as besoin d’apprendre pour mettre de côté toute peur et pour connaître ton Soi comme étant l’Amour qui n’a pas d’opposé en toi.

10. Pardonne toutes pensées qui s’opposeraient à la vérité de ta complétude, de ton unité et de ta paix.

Tu ne peux pas perdre les dons que ton Père a faits.

Tu ne veux pas être un autre soi. Tu n’as pas de fonction qui ne soit de Dieu. Pardonne-toi celle que tu pensais avoir faite. Le pardon et le salut sont les mêmes. Pardonne ce que tu as fait et tu es sauvé.

11. Il y a un message particulier pour aujourd’hui, qui a le pouvoir d’enlever à jamais de ton esprit toutes formes de doute et de peur.

Si tu es tenté de les croire vraies, souviens-toi que les apparences ne peuvent résister à la vérité que contiennent ces puissantes paroles:

Le salut est ma seule fonction ici.
Dieu est encore Amour, et cela n’est pas Sa Volonté.

12. Ta seule fonction te dit que tu es un.

Rappelle-t’en entre les moments où tu donnes cinq minutes à partager avec Celui Qui partage le plan de Dieu avec toi.

Rappelle-toi :

Le salut est ma seule fonction ici.

Ainsi tu répands le pardon sur ton esprit et tu laisses toute peur être doucement mise de côté pour que l’amour trouve sa juste place en toi et te montre que
tu es le Fils de Dieu.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

La guerre contre toi-même – Introduction

UCEM – Chapitre 23 – Introduction

1.  Ne vois-tu pas que l’opposé de la fragilité et de la faiblesse est l’impeccabilité?

L’innocence est force, et rien d’autre n’est fort.

Ceux qui sont sans péché ne peuvent avoir peur, car toute espèce de péché est faiblesse. La démonstration de force dont l’attaque voudrait se servir pour couvrir la fragilité ne la dissimule pas,

  • car comment l’irréel peut-il être caché ?

Nul n’est fort qui a un ennemi, et nul ne peut attaquer à moins de penser en avoir un.

La croyance aux ennemis est donc croyance en la faiblesse,

et ce qui est faible n’est pas la Volonté de Dieu.

Lui étant opposé, c’est l’«ennemi» de Dieu. Et Dieu est craint comme une volonté qui s’oppose.

2.  Comme elle devient étrange, en effet, cette guerre contre toi-même!

Tu croiras que tout ce que tu utilises pour le péché peut te blesser et devenir ton ennemi.  Et tu le combattras et tenteras de l’affaiblir à cause de cela; et tu penseras avoir réussi, puis tu attaqueras encore. Il est aussi certain que tu craindras ce que tu attaques qu’il est sûr que tu aimeras ce que tu perçois comme étant sans péché.

Il marche en paix, celui qui suit sans péché la voie que lui montre l’amour. Car là l’amour marche avec lui, le protégeant de la peur.  Et il verra seulement ceux qui sont sans péché, qui ne peuvent attaquer.

3.  Va dans la gloire, la tête haute, et ne crains aucun mal.

Les innocents sont en sécurité parce qu’ils partagent leur innocence. Rien de ce qu’ils voient n’est nuisible, car la conscience qu’ils ont de la vérité délivre toutes choses de l’illusion qu’elles sont nuisibles. Et ce qui semblait nuisible resplendit maintenant dans leur innocence, délivré du péché et de la peur et rendu avec bonheur à l’amour. Ils partagent la force de l’amour parce qu’ils ont regardé l’innocence. Et chaque erreur a disparu, parce qu’ils ne l’ont pas vue. Qui cherche la gloire, la trouve où elle est. Où pourrait-elle être, si ce n’est dans les innocents?

4.  Ne laisse pas les petits interférents te tirer vers la petitesse.

Il ne peut y avoir d’attraction de la culpabilité dans l’innocence. Vois le monde heureux dans lequel tu marches, avec la vérité à tes côtés! N’abandonne pas ce monde de liberté pour un petit soupir de semblant de péché, ni pour un tout petit remous de l’attraction de la culpabilité.

  • Voudrais-tu, pour toutes ces distractions in-signifiantes, mettre le Ciel de côté?

Ta destinée et ton but sont bien au-delà, dans le lieu propre où la petitesse n’existe pas.

Ton but est en désaccord avec toute espèce de petitesse.
Ainsi est-il en désaccord avec le péché.

5.  Ne laissons pas la petitesse induire le Fils de Dieu en tentation.

Sa gloire est au-delà, incommensurable et intemporelle comme l’éternité.

  • Ne laisse pas le temps faire intrusion dans la vue que tu as de lui.
  • Ne le laisse pas effrayé et seul en sa tentation, mais
  • aide-le à s’élever au-dessus d’elle et à percevoir la lumière dont il fait partie.

Ton innocence éclairera la voie vers la sienne; et la tienne ainsi est protégée et gardée en ta conscience.

  • Car qui peut connaître sa gloire, et percevoir le petit et le faible autour de lui?
  • Qui peut aller tremblant dans un monde effrayant, et se rendre compte que la gloire du Ciel luit sur lui?

6.  Il n’y a rien autour de toi qui ne fasse partie de toi.

Regarde tout avec amour et vois-y la lumière du Ciel. Ainsi tu en viendras à comprendre tout ce qui t’est donné. Par le doux pardon, le monde brillera et étincellera, et tout ce qu’autrefois tu pensais pécheur sera maintenant réinterprété comme faisant partie du Ciel.

Comme c’est beau de marcher, propre, rédimé et heureux, de par un monde qui a grand besoin de la rédemption que ton innocence lui accorde!

À quoi peux-tu accorder plus de valeur qu’à cela?

Car ici sont ton salut et ta liberté.

Et ils doivent être complets si tu veux les reconnaître.

Prochains articles :

  • I. Les croyances irréconciliables
  • II. Les lois du chaos
  • III. Le salut sans compromis
  • IV. Au-dessus du champ de bataille

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

La totalité du Royaume

Un Cours En Miracles – Chapitre 7 LES DONS DU ROYAUME T-7.VII

1.  Chaque fois que tu nies à un frère une bénédiction, c’est toi qui te sentiras privé de quelque chose, parce que le déni est aussi total que l’amour. Il est aussi impossible de nier quelque chose à une partie de la Filialité que de l’aimer en partie.

Il n’est pas possible non plus de l’aimer totalement par moments.

Tu ne peux pas t’engager totalement parfois.

Le déni n’a aucun pouvoir en soi, mais tu peux lui donner le pouvoir de ton esprit, dont le pouvoir est sans limites.

Si tu l’utilises pour nier la réalité, la réalité a disparu pour toi. La réalité ne peut pas être appréciée partiellement.

C’est pourquoi en nier n’importe quelle partie signifie que tu as perdu conscience de toute la réalité. Or le déni est une défense, et il est donc capable d’être utilisé positivement aussi bien que négativement. Utilisé négativement, il sera destructeur, parce qu’il sera utilisé pour l’attaque. Mais au service du Saint-Esprit, il peut t’aider à reconnaître une partie de la réalité, et ainsi à l’apprécier tout entière.

L’esprit est trop puissant pour être sujet à l’exclusion.

Tu ne seras jamais capable de t’exclure toi-même de tes pensées.

2.  Lorsqu’un frère agit de manière insane, il t’offre une occasion de le bénir. Son besoin est le tien. Tu as besoin de la bénédiction que tu peux lui offrir. Il n’y a pas moyen pour toi de l’avoir, sauf en la donnant. Telle est la loi de Dieu, et elle n’a pas d’exceptions.

Ce que tu nies te manque, non pas parce que cela est manquant mais parce que tu l’as nié en autrui et tu n’en as donc pas conscience en toi.

Chacune de tes réponses est déterminée par ce que tu penses être, et ce que tu veux être est ce que tu penses être. Ce que tu veux être, donc, doit déterminer chacune de tes réponses.

3.  Tu n’as pas besoin de la bénédiction de Dieu parce que tu l’as pour toujours, mais tu as besoin de la tienne.

L’ego se fait de toi une image de privation, sans amour et vulnérable.

Tu ne peux pas aimer cela. Or tu peux très facilement échapper à cette image en la laissant derrière toi.

Tu n’es pas là et ce n’est pas toi. Ne vois cette image en personne, sinon tu l’as acceptée comme toi. Toutes les illusions sur la Filialité sont dissipées ensemble, comme elles ont été faites ensemble.

N’enseigne à personne qu’il est ce que tu ne voudrais pas être. Ton frère est le miroir dans lequel tu vois l’image de toi-même aussi longtemps que dure la perception. Et la perception durera jusqu’à ce que la Filialité se connaisse elle-même comme entière. Tu as fait la perception et elle durera aussi longtemps que tu en voudras.

4.  Les illusions sont des investissements. Elles dureront aussi longtemps que tu leur accorderas de la valeur. Les valeurs sont relatives, mais elles sont puissantes parce que ce sont des jugements mentaux. La seule façon de dissiper les illusions, c’est de leur retirer tout investissement; alors elles seront sans vie pour toi parce que tu les auras sorties de ton esprit. Tant que tu les y inclus, tu leur donnes vie. Sauf qu’il n’y a rien là pour recevoir ton don.

5.  Tu as le don de vie pour le donner, parce qu’il t’a été donné. Tu n’as pas conscience de ton don parce que tu ne le donnes pas. Tu ne peux pas faire que rien vive, puisque rien ne peut pas être rendu vivant. Par conséquent, tu n’étends pas le don qui est à la fois ce que tu as et ce que tu es, et ainsi tu ne connais pas ton être. Toute confusion vient de ne pas étendre la vie, parce que cela n’est pas la Volonté de ton Créateur. Tu ne peux rien accomplir à part de Lui, et de fait tu n’accomplis rien à part de Lui.

Continue dans Sa voie pour te souvenir de toi-même, et enseigne Sa voie pour ne pas t’oublier. Ne rends honneur qu’aux Fils du Dieu vivant, et compte toi avec joie parmi eux.

6.  L’honneur est le seul don qui convienne à ceux que Dieu Lui-même a créés dignes d’honneur, et qu’Il honore. Donne-leur de les apprécier comme Dieu toujours les apprécie, parce qu’ils sont Ses Fils bien-aimés qui ont toute Sa faveur. Tu ne peux pas être à part d’eux parce que tu n’es pas à part de Lui.

Repose-toi dans Son amour et protège ton repos en aimant. Mais aime tout ce qu’Il a créé, dont tu fais partie, ou tu ne peux pas apprendre ce qu’est Sa paix ni accepter Son don pour toi-même et comme toi-même. Tu ne peux pas connaître ta propre perfection jusqu’à ce que tu aies honoré tous ceux qui furent créés pareils à toi.

7.  Un enfant de Dieu est le seul enseignant suffisamment digne d’en enseigner un autre. Un seul Enseignant est dans tous les esprits et Il enseigne à tous la même leçon. Il t’enseigne toujours la valeur inestimable de chaque Fils de Dieu, et Il l’enseigne avec une patience infinie née de l’Amour infini pour lequel Il parle. Chaque attaque est un appel à Sa patience, puisque Sa patience peut traduire l’attaque en bénédiction.

Ceux qui attaquent ne connaissent pas qu’ils sont bénis.

Ils attaquent parce qu’ils se croient privés de quelque chose. 

Donne, donc, de ton abondance, et enseigne la leur à tes frères. Ne partage pas leurs illusions de manque, sinon tu te percevras toi-même comme ayant un manque.

8.  L’attaque ne pourrait jamais favoriser l’attaque si tu ne la percevais pas comme un moyen de te priver de quelque chose que tu veux. Or tu ne peux pas perdre une chose à moins que tu ne lui accordes pas de valeur, et donc que tu ne la veuilles pas. Pour cette raison tu as le sentiment d’en être privé, et en projetant ton propre rejet tu crois alors que les autres te l’enlèvent. Tu dois avoir peur si tu crois que ton frère t’attaque pour t’arracher le Royaume des Cieux. En définitive, toute projection de l’ego a cela pour base.

9.  Étant la partie de ton esprit qui ne croit pas être responsable d’elle-même, et étant sans allégeance envers Dieu, l’ego est incapable de confiance. Projetant sa croyance insane que tu as trahi ton Créateur, il croit que tes frères, qui en sont aussi incapables que toi, cherchent à t’enlever Dieu. Chaque fois qu’un frère en attaque un autre, c’est ce qu’il croit. La projection voit tes propres souhaits en autrui. Si tu choisis de te séparer de Dieu, c’est ce que tu penseras que les autres te font.

10.  Tu es la Volonté de Dieu. N’accepte rien d’autre pour ta volonté, sinon tu nies ce que tu es.

Nie cela et tu attaqueras, croyant avoir été attaqué. Mais vois en toi l’Amour de Dieu et tu le verras partout parce qu’Il est partout.

Vois en tous Son abondance et tu connaîtras que tu es en Lui avec eux.

Ils font partie de toi, comme tu fais partie de Dieu. Tu es aussi seul quand tu ne comprends pas cela que Dieu Lui-même est seul quand Ses Fils ne Le connaissent pas. La paix de Dieu, c’est de comprendre cela. Il y a une seule voie qui mène hors de la pensée du monde, comme il y avait une seule voie pour y entrer. Comprends totalement en comprenant la totalité.

11.  Perçois n’importe quelle partie du système de pensée de l’ego comme entièrement insane, entièrement délirante et entièrement indésirable, et tu l’évalues correctement tout entier.

Cette correction te permet de percevoir n’importe quelle partie de la création comme entièrement réelle, entièrement parfaite et entièrement désirable.

Ne voulant que cela, tu n’auras que cela, et ne donnant que cela, tu ne seras que cela.

Les dons que tu offres à l’ego sont toujours ressentis comme des sacrifices, mais les dons que tu offres au Royaume sont des dons que tu t’offres à toi-même.

Ils seront toujours précieux pour Dieu parce qu’ils appartiennent à Ses Fils bien-aimés, qui Lui appartiennent.

À toi appartiennent toute puissance et toute gloire,

parce qu’à Lui appartient le Royaume.

Schucman – Scribe, Dr. Helen. UN COURS EN MIRACLES (French Edition) . Foundation for Inner Peace. Édition du Kindle.

Perception versus connaissance

Nous avons insisté sur la perception et nous avons très peu parlé jusqu’à présent de la connaissance. C’est que la perception doit être redressée avant que tu puisses connaître quoi que ce soit.

Connaître, c’est être certain. L’incertitude signifie que tu ne connais pas.

La connaissance est pouvoir parce qu’elle est certaine, et la certitude est force. La perception est temporaire. En tant qu’attribut de la croyance en l’espace et le temps, elle est sujette soit à la peur ou à l’amour. Les malperceptions produisent la peur et les perceptions vraies encouragent l’amour, mais aucune n’apporte de certitude parce que toute perception varie. Voilà pourquoi ce n’est pas la connaissance.

La perception vraie est la base de la connaissance, mais connaître est l’affirmation de la vérité et par-delà toute perception.


Toutes tes difficultés viennent du fait que tu ne te reconnais pas toi-même, ni ton frère ni Dieu.

Reconnaître signifie « connaître de nouveau » et cela implique que tu as connu jadis. Tu peux voir de multiples façons parce que la perception comporte une interprétation, ce qui signifie qu’elle n’est ni entière ni constante. Le miracle, qui est une façon de percevoir, n’est pas la connaissance. C’est la réponse juste à une question, mais tu ne poses pas de question quand tu connais.

Pour défaire les illusions, la première étape est de les mettre en question.

Le miracle, ou la réponse juste, les corrige. Puisque les perceptions changent, il est évident qu’elles dépendent du temps. Comment tu perçois à n’importe quel moment détermine ce que tu fais, et les actions doivent se produire dans le temps. La connaissance est intemporelle, parce que la certitude ne peut être mise en question.

Tu connais quand tu as cessé de poser des questions.

L’esprit interrogateur se perçoit dans le temps et cherche donc des réponses futures. L’esprit fermé croit que le futur et le présent seront pareils. Cela établit un état qui en apparence est stable et qui habituellement est une tentative pour contrebalancer la peur sous-jacente que le futur sera pire que le présent. Cette peur inhibe la tendance même à poser des questions.

La vraie vision est la perception naturelle de la vue spirituelle, mais c’est encore une correction plutôt qu’un fait. La vue spirituelle est symbolique; ce n’est donc pas un mécanisme pour connaître. C’est toutefois un moyen de perception juste, ce qui la fait entrer dans le domaine du miracle proprement dit. Une « vision de Dieu » serait un miracle plutôt qu’une révélation. Le simple fait qu’elle implique la perception retire l’expérience du champ de la connaissance. C’est pourquoi les visions, si saintes qu’elles soient, ne durent pas.

La Bible te dit de te connaître toi-même, ou d’être certain. La certitude est toujours de Dieu. Quand tu aimes quelqu’un, tu l’as perçu tel qu’il est et cela te permet de le connaître. Tant que tu ne l’as pas d’abord perçu tel qu’il est, tu ne peux pas le connaître.

Aussi longtemps que tu poses des questions à son sujet, tu laisses entendre clairement que tu ne connais pas Dieu.

La certitude ne requiert pas l’action. Quand tu dis que tu te bases sur la connaissance pour agir, en fait tu confonds connaissance et perception. La connaissance procure la force nécessaire à la pensée créatrice mais non à l’action juste. La perception, les miracles et l’action sont étroitement reliés. La connaissance est le résultat de la révélation, et elle n’induit que la pensée. Même sous sa forme la plus spiritualisée, la perception implique le corps. La connaissance vient de l’autel au-dedans et elle est intemporelle parce qu’elle est certaine. Percevoir la vérité, ce n’est pas la même chose que la connaître.

La perception juste est d’abord nécessaire afin que Dieu puisse communiquer directement avec Ses autels, qu’Il a établis en Ses Fils.

Là Il peut communiquer Sa certitude, et Sa connaissance apportera la paix sans aucune question. Dieu n’est pas un étranger pour Ses Fils et Ses Fils ne sont pas des étrangers les uns pour les autres. La connaissance a précédé à la fois la perception et le temps et c’est elle qui à la fin les remplacera. Voilà la signification réelle de « l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin » et : « Avant qu’Abraham fût, je suis. »

La perception peut et doit être stabilisée, mais la connaissance est stable. « Crains Dieu et observe Ses commandements » devient :

« Connais Dieu et accepte Sa certitude. »

Si tu attaques l’erreur en autrui, c’est toi-même que tu blesseras. Tu ne peux pas connaître ton frère quand tu l’attaques. C’est toujours un étranger qui est attaqué. Tu fais de lui un étranger en le malpercevant, et ainsi tu ne peux pas le connaître. C’est parce que tu as fait de lui un étranger que tu as peur de lui. Perçois-le correctement afin de pouvoir le connaître.

Il n’y a pas d’étrangers dans la création de Dieu.

Pour créer comme Il a créé, tu ne peux créer que ce que tu connais et donc acceptes pour tien. Dieu connaît Ses enfants avec une parfaite certitude. Il les a créés en les connaissant. Il les reconnaît parfaitement.

Quand ils ne se reconnaissent pas les uns les autres, ils ne Le reconnaissent pas.

UCEM – Chapitre 3 – LA PERCEPTION INNOCENTE – T-3.III.1:1 (pages 42-44)